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Direct- Retraites, une nouvelle journée de mobilisation mardi | Liberation

Cortège de la manifestation intersyndicale du 5 décembre sur le boulevard Magenta à Paris.

(mis à jour le )

Au fil de la journée

> Après le succès de la mobilisation de  jeudi contre la réforme des retraites, FO, CGT, FSU et Solidaires se sont mis d’accord pour une une nouvelle journée de mobilisation: le 10 décembre, soit mardi prochain. Ces syndicats ont invité les secteurs en grève reconductible à la poursuivre. Les cheminots et la RATP ont acté la reconduction jusqu’à lundi.

> Le ministère de l’Intérieur a compté 65 000 personnes dans le cortège parisien. A l’échelle nationale, l’Intérieur estime le nombre de manifestants à 806 000, la CGT évoquant plus de 1,5 million de personnes.

> L’exécutif se dit déterminé à mener sa réforme à son terme.

> Les perturbations se poursuivent dans les transports, notamment à Paris. Notre reportage gare du Nord: même si leur temps de trajet est parfois triplé, beaucoup d’usagers racontent soutiennent le mouvement de grève.

Lire aussi notre dossier : Retraites, une réforme contestée

Photo Lucile Boiron pour Libération

Si le direct ne s’ouvre pas, suivez ce lien

Retraites : près d’un tiers des cheminots en grève ce vendredi, 87,2% des conducteurs

SNCF.

C’est une mobilisation en recul par rapport à jeudi, mais plus prononcée chez les conducteurs et contrôleurs : le taux de grévistes, protestant contre la réforme des retraites, mesuré vendredi à la SNCF est de 31,8% en moyenne, a annoncé la direction du groupe ferroviaire.

Parmi les conducteurs, 87,2% étaient ainsi en grève vendredi matin, contre 85,7% la veille, tandis que 80% des contrôleurs (contre 73,3%) et 45,3% (contre 57%) des aiguilleurs ont répondu à l’appel à poursuivre le mouvement. Jeudi, le taux de grévistes moyen communiqué par la direction était de 55,6%.

Manifestation contre la réforme des retraites : 91 personnes placées en garde à vue à Paris

Bilan.

Un total de 91 personnes ont été placées en garde à vue à Paris jeudi en marge de la manifestation contre la réforme des retraites, a indiqué vendredi le parquet de Paris. Parmi elles, 18 ont été déférées au parquet en vue d’éventuelles poursuites judiciaires, tandis que 19 procédures ont été classées sans suite, a précisé le parquet. Vendredi matin, 54 gardes à vue se poursuivaient.

Retraites : une nouvelle journée de mobilisation le mardi 10 décembre

Ce n’est qu’un début.

Après une première journée de mobilisation réussie, les organisations se réunissaient ce vendredi matin au siège de Force Ouvrière, avenue du Maine, pour décider des suites à donner au mouvement. A la sortie, FO, CGT, FSU et Solidaires se sont mis d’accord sur une nouvelle date de manifestation à accrocher au calendrier : le 10 décembre, soit mardi prochain. A Paris, la manifestation devrait partir d’Invalides pour rejoindre Denfert-Rochereau. Dans le même temps, ils ont invité les secteurs en grève reconductible à la poursuivre. Les cheminots et la RATP ont par exemple acté la reconduction jusqu’à lundi. «D’autres secteurs, y compris dans le privé, se mobilisent aussi. On était confiants mais on est agréablement surpris», a confirmé Yves Veyrier, secrétaire général de Force Ouvrière.

Cette nouvelle date en milieu de semaine permet aux organisations de mettre la pression sur le gouvernement qui doit faire des annonces en milieu ou fin de semaine, tout en offrant une nouvelle échéance aux grévistes. Avant ça, les syndicats seront reçus par Agnès Buzin et Jean-Paul Delevoye ce lundi. «On ira, on sait jamais… mais ce n’est pas au niveau. C’est comme dans le poker, ils abattent leurs cartes pour voir », a estimé Yves Veyrier à la sortie de l’intersyndicale. Un temps la journée du 12 a été aussi évoquée en plus de celle du 10, mais cette perspective ne convenait pas notamment à Force Ouvrière. «J’ai peur que cela démobilise, d’une mobilisation saute mouton, que les gens choisissent entre le 10 et le 12», a-t-il expliqué ce vendredi matin.

La CGC-CFE était aussi présente ce vendredi à l’intersyndicale. Son secrétaire général Gerard Mardiné a appelé le gouvernement à ouvrir de nouveau «les négociations» et à «remettre le projet sur la table», sans pour autant appeler à la grève ou à la manifestation. «Nous attendons les déclarations du gouvernement», a-t-il poursuivi.

Dans le XXe arrondissement de Paris, les écoles rouvrent en ordre dispersé

Au deuxième jour.

De notre journaliste Olivier Monod :

Dans le XXe arrondissement de Paris, les écoles rouvrent en ordre dispersé. Celle des enfants de Johanna assure un accueil. «Au moins la moitié des enseignants sont présents, ils vont se répartir les enfants dans les classes.» Devant l’école, la directrice explique la situation. «Nous avons des enseignants qui viennent de loin et sont bloqués dans les transports.» Une mère préfère garder son fils à la maison : «C’est mon jour de récupération !»

Elisabeth, mère de deux enfants, s’organise autrement. «J’avais eu vent que la maitresse de la grande ne serait pas là. Donc elle reste à la maison avec mon mari qui doit partir pour le travail à 15 heures. Là, je viens de déposer la petite, et sa nounou ira la chercher à 16 h 30. Moi, je vais au travail à pied.»

Car après s’être occupé de sa descendance, il faut encore penser à son chemin vers le travail. Deborah doit se rendre à Saint-Ouen aujourd’hui. Elle a emprunté le scooter d’un ami. Devant une autre école, Ralph rentre tranquillement pour télétravailler de chez lui. Une chance. «On ne sait toujours pas si le périscolaire est assuré. Je vais peut-être devoir aller chercher ma fille à 15 heures.»

Agnès Buzyn et Jean-Paul Delevoye recevront les syndicats et le patronat lundi

Grève.

Agnès Buzyn et Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux retraites, recevront lundi les représentants syndicaux et patronaux au ministère des Solidarités, annonce la ministre ce vendredi matin sur Europe 1, au lendemain de manifestations massives contre la réforme des retraites. Selon elle, la «colère des Français» a été «entendue».

(Photo AFP)

Réactions.

Au moins 800 000 manifestants jeudi en France, «c’est incontestablement une forte mobilisation», reconnaît ce matin Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, sur BFM TV. Mais ça n’est pas une raison pour changer d’avis : «Maintenant ce qui est important c’est d’arriver à une bonne réforme», ajoute-t-il.

Point route.

Jeudi et ses petits 80 kilomètres de bouchons était une parenthèse enchantée : selon le site d’information routière Sytadin, on dénombrait ce matin à 8 heures plus de 350 kilomètres de ralentissements sur les routes d’Ile-de-France, plein de gens ayant visiblement décidé de reprendre leur bagnole. Une situation au-delà du niveau qualifié d’«exceptionnel» par cet organisme dépendant de la Direction des routes Ile-de-France. Habituellement, la moyenne enregistrée se situe aux environs de 200 kilomètres de ralentissements.

Plusieurs compagnies aériennes annoncent des suppressions de vols ce vendredi

Avions.

C’est une bonne nouvelle pour l’environnement, mais pas pour ceux qui devaient prendre l’avion aujourd’hui. Après Air France, EasyJet, Ryanair et Transavia annulent des vols ce vendredi en raison de la poursuite de la mobilisation contre la réforme des retraites.

La compagnie britannique EasyJet prévoit 210 vols annulés et ajoute dans un communiqué que «des retards sont également à prévoir». Sa concurrente irlandaise Ryanair va être «contrainte d’annuler un certain nombre de vols», mais ne donne pas de chiffres. Du côté de Transavia France, «20% des vols» sont annulés selon l’AFP, soit 10 vols.

Trois journalistes blessés dans la manifestation à Paris

Médias.

Trois journalistes ont été blessé à Paris par des tirs lors de la manifestation parisienne.

Le correspondant de l’agence turque Anadolu, Mustafa Yalgin, a été blessé «par une grenade lacrymogène lancée par la police française» pendant la manifestation parisienne, écrit Anadolu sur son site. Il a été transporté à l’hôpital.

Le journaliste Taha Bouhafs, qui travaillait pour Là-bas si j’y suis, a également été blessé au genou «par un tir sur la place de la République», a-t-il indiqué sur Twitter.

Le journaliste Gaspard Glanz a, lui, été blessé jeudi aux jambes, par «5 éclats de grenade désencerclante», a-t-il détaillé sur Twitter. Son téléphone et un de ses appareils photo sont cassés.

Karaoké.

Si l’envie vous prend d’écouter des militants PS chanter timidement du Téléphone, notre journaliste Rachid Laïreche a filmé un moment mémorable en début d’après-midi.

EDF : 41,4 % de grévistes selon la direction, 60 % pour la CGT

Energie.

Les électriciens se sont massivement mobilisé pour cette première journée de grève contre la réforme des retraites : de l’aveu même de la direction d’EDF, 41,4 % des salariés du groupe se sont déclarés grévistes. La CGT a cité pour sa part le chiffre de 85% de grévistes dans la conduite nucléaire, et de 100% dans le thermique, les secteurs les plus en pointe dans le mouvement. Et Laurent Heredia, secrétaire fédéral de la CGT Energie, prévoyait «60% de grévistes à la fin de la journée», soit un mobilisation plus forte que lors de la journée de grève du 19 septembre contre le projet de scission d’EDF.

Trois des quatre syndicats représentatifs chez EDF – CGT, FO et l’alliance CFE-CGC-Unsa – appelaient à la grève ce 5 décembre, la CGT prévoyant aussi des coupures d’énergie ciblées, visant notamment des bâtiments publics non essentiels. Les 140 000 électriciens au statut des IEG (électriciens et gaziers) défendent leur propre régime de retraite couvrant les entreprises de l’EDF «historique» (EDF, Enedis, Engie, RTE, GRDF, etc.) : jusqu’à présent, ils peuvent partir jusqu’à cinq ans plus tôt s’ils sont en «service actif» et leur pension est calculée sur les six derniers mois, et non l’ensemble de la carrière comme le prévoit le projet de réforme. Les électriciens en grève ont participé aux manifestations du jour un peu partout en France et la mobilisation devrait se poursuivre demain chez EDF.

Des policiers ont bloqué temporairement des commissariats

Fronde.

Malgré un courrier de Christophe Castaner mercredi soir pour les rassurer, les syndicats de police ont maintenu leur mouvement ce jeudi en bloquant des commissariats lors de la mobilisation contre le projet de réforme des retraites.

Plusieurs commissariats ont fonctionné en service minimum ou ont été bloqués quelques heures. Devant le commissariat de Bobigny (Seine-Saint-Denis), une banderole portant l’inscription «Christophe, service minimum jusqu’à nos retraites, ça va être long» a été déployée. Le syndicat Unité-SGP a appelé les policiers travaillant de nuit, les «nuiteux», à n’aller sur le terrain que sur appel d’urgence. Les agents de la police technique et scientifique ont également rejoint le mouvement.

«Ce n’est que le début», a prévenu auprès de l’AFP Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance, qui menace d’un «durcissement», notamment du côté des CRS. «Ils sont fatigués. Aujourd’hui ils assurent encore la sécurité mais après le 5 décembre, il va falloir qu’ils se reposent. Ils n’auront qu’à faire appel aux gendarmes y compris pour les voyages présidentiels», a-t-il lancé.

Plus de 40 000 manifestants dans le cortège parisien selon Occurence, 65000 selon l’Intérieur

Comptages.

Combien de manifestants ont défilé à Paris jeudi après-midi? Selon le cabinet indépendant Occurence, le cortège parisien a réuni 40 500 personnes au niveau du 4 boulevard Magenta, juste avant la place de la République sur le trajet de la manifestation. Des relevés compliqué par les incidents qui ont eu lieu dans cette zone : les comptages ont été faits de 13h42 à 18h07, avec une heure d’interruption vers 15 heures pour cause de heurts. Le ministère de l’Intérieur a estimé pour sa part le nombre de manifestants parisiens à 65000 et le nombre total en France à 806000. La CGT évoque elle 1,5 million de manifestants à l’échelle nationale.

(Photo Stéphane Lagoutte. Myop pour Libération)

«Je ferai grève vendredi et j’espère que des collègues vont nous rejoindre»

Paris.

De notre journaliste Sylvain Mouillard, à Paris :

18 heures. Alors qu’il atteint tout juste la place de la République, située à 1,5 kilomètre du point de départ de la gare du Nord, Julien, secrétaire administratif de 33 ans, pense déjà à la suite du mouvement. «Ce genre de mobilisation donne encore plus de motivation. Je n’ai pas connu ça depuis 2006 et le mouvement contre le CPE. Je ferai grève vendredi et j’espère que des collègues vont nous rejoindre en sentant que le combat est gagnable. Dans mon collège, situé en Seine-Saint-Denis, on a mis en place une caisse de grève pour soutenir les assistants d’éducation et les plus petits salaires, afin qu’ils puissent cesser le travail le jour des grosses manifestations. Pour ma part, j’ai mis un peu d’argent de côté et je compte aussi sur le fait qu’on ne peut pas retirer l’intégralité du salaire de nos jours de grève d’un coup. La saisie sera échelonnée.»

A Lille, du jamais vu depuis les manifs contre le CPE

Mobilisation.

De notre correspondante Stéphanie Maurice, à Lille :

Dans les 10 000 personnes à Lille, cela faisait longtemps qu’on avait pas vu cela : les syndicalistes n’avaient pas souvenir d’autant de mobilisation depuis le CPE (contrat première embauche). Des échauffourées ont éclaté en fin de manifestation, à un jet de la place de la République, le lieu de la dispersion. Après des jets de lacrymogènes pas vraiment justifiés, le face à face anti-fascistes et CRS a viré à l’affrontement. La manifestation s’était pourtant déroulée dans le calme, et elle a brassé large, toutes générations mélangées, fonctionnaires présents en masse, profs comme personnel hospitalier, pompiers et étudiants à leurs côtés. «Je ne suis pas encarté, mais ce qui m’a décidé à venir, c’est l’absence de réponse du gouvernement après l’immolation de l’étudiant à Lyon», raconte Victor, 18 ans, en Sciences politiques. «C’est un ras-le-bol général de la politique de Macron.»

(Photo Aimée Thirion pour Libération)

6 décembre : Air France annule de 30% de ses vols intérieurs et de près de 10% de ses vols moyen-courrier

Jour 2.

«Pour la journée du 6 décembre 2019, Air France prévoit d’assurer l’ensemble de ses vols long-courrier, plus de 90% de ses vols moyen-courrier» et «près de 70% de ses vols domestiques», annonce la compagnie dans un communiqué.

La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) avait demandé un peu plus tôt aux compagnies aériennes de réduire de 20% leur programme de vols pour vendredi, comme ce jeudi déjà, pour les aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Beauvais, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux, alors que deux de ses syndicats appellent à la grève contre la réforme des retraites.

L’USAC-CGT, deuxième syndicat chez les contrôleurs aériens et premier à la DGAC tous personnels confondus, a appelé à faire grève de jeudi à samedi, contrairement au SNCTA, premier syndicat chez les aiguilleurs du ciel, qui n’appelle pas à la mobilisation contre la réforme des retraites.

«Un monde pareil, j’ai jamais vu»

Paris

De notre journaliste Marie Piquemal, à Paris :

Elle tient la main de sa grande fille de 13 ans, pas super rassurée : «On va rentrer quand même. C’est fou tout ce monde. Pourtant ici (elle habite boulevardd Magenta), on baigne dans les manifestations. La marche pour le climat, les violences faites aux femmes… Elles passent toutes par ici. Mais un monde pareil, j’ai jamais vu !»

(Photo Stéphane Lagoutte. Myop pour Libération)

​17h30.

Le camion de la CGT 95, toujours pas arrivé à République, annonce un million de manifestants dans toute la France. «Il faut continuer la mobilisation dans les entreprises dès demain !»

Paris.

De notre journaliste Sylvain Mouillard, à Paris :

«C’est beau, un supermarché qui brûle», «Macron Robin des bourges», «Acab»… A mesure qu’on s’approche de la place de la République via le boulevard Magenta, les abribus cassés et les vitrines taguées se succèdent. Des détonations se font entendre alors que les forces de l’ordre se montrent très présentes dans les rues adjacentes. Des manifestants cagoulés et masqués convergent vers le lieu des affrontements supposés. (Photo Cyril Zannettacci)

De Paris à Marseille, «ça fait du bien de voir tant de monde dans la rue»

Reportages.

Depuis jeudi matin, pour la journée de mobilisation contre la réforme des retraites, plusieurs dizaines de milliers de personnes – 450 000 personnes hors Paris selon les chiffres des autorités en fin d’après-midi – se sont mobilisées malgré la vague de froid. C’est d’abord le cas dans la capitale, où à Gare du Nord, à Porte de la Villette sur la ligne 7 du métro, mais aussi en banlieue à Montreuil ou à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), des assemblées générales ont été organisées en vue de la grande manifestation parisienne.

A Marseille (photo AFP), plusieurs dizaines de milliers de personnes ont par ailleurs défilé vers le Vieux-Port dans la matinée avant une nouvelle journée d’actions annoncée pour samedi matin. «Si on est aussi nombreux aujourd’hui, c’est parce que les gilets jaunes sont en lutte depuis un an, y estimait un manifestant. Ça fait du bien de voir tant de monde dans la rue». Tandis qu’à Montpellier, ce sont 20 000 personnes qui ont marché, dont de nombreux lycéens et collégiens.

6 décembre : 90% des TGV annulés, 70% des TER

Jour 2.

Vendredi s’annonce «encore très perturbé» côté trains. Au deuxième jour de la grève illimitée, environ 90% des TGV seront annulés, ainsi que 70% des liaisons TER, annonce le groupe SNCF dans un communiqué

Les trajets TER maintenus seront «essentiellement assurés par bus». En région parisienne, prévoir «15% en moyenne» des Transilien (RER SNCF, trains de banlieue). Les Intercités et les trains à l’international (Eurostar, Thalys…) seront «très perturbés».

…..

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Sorgente: https://www.liberation.fr/france/2019/12/04/direct-retraites-une-nouvelle-journee-de-mobilisation-mardi_1767250

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