EN DIRECT – Présidentielle: Pécresse et Mélenchon ne donneront pas de consigne de vote s’ils ne sont pas au second tour – Libération

EN DIRECT – Présidentielle: Pécresse et Mélenchon ne donneront pas de consigne de vote s’ils ne sont pas au second tour – Libération

8 Aprile 2022 0 Di Luna Rossa

Les candidats jettent ce vendredi leurs dernières forces dans la bataille en ce dernier jour de campagne électorale avant que ne s’ouvre la période dite de réserve à minuit et ce jusqu’à dimanche.

Média en ligne pour Emmanuel Macron, terrain pour Marine Le Pen, Valérie Pécresse, Yannick Jadot : les candidats profitent vendredi des dernières heures de la campagne officielle du premier tour pour battre le rappel des électeurs, en espérant convaincre indécis et potentiels abstentionnistes.

9h59

Marine Le Pen maintient sa position contre les sanctions contre la Russie sur les matières premières. Sur le plateau de Franceinfo ce vendredi matin, Marine Le Pen, seule à avoir refusé de qualifier de «crime de guerre» le massacre de Boutcha par l’armée russe en Ukraine, peaufine sa stature présidentielle. «Il faut fermer les yeux sur ce qui se passe en Ukraine ?» l’interroge la journaliste Salhia Brakhlia. «Mais pas du tout !», rétorque la candidate du Rassemblement nationale, qui souligne avoir «condamné la Russie lorsqu’elle a envahi l’Ukraine». Elle dit approuver «les sanctions sur les oligarques» mais rejette celles sur les matières premières «qui vont avoir des conséquences plus lourdes pour les Français et le reste du monde». «Je suis contre tout ce qui peut multiplier la facture des Français par 4, 5, 6», insiste-t-elle.

9h42

Fabien Roussel donnera, lui, une consigne de vote. Et réaffirme sa différence avec Mélenchon. A l’approche du scrutin, un second tour se dessine entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, même si les sondages peuvent encore être démentis dans les urnes le 10 avril. Interrogé dans l’émission Les 4 vérités sur France 2, Fabien Roussel laisse clairement entendre qu’il appellera à voter pour le président sortant : «Jamais nous ne laisserons l’extrême droite mettre la main sur pays et nous ferons tout pour l’empêcher.» Une façon de tacler indirectement Jean-Luc Mélenchon, plus ambigu sur le sujet bien qu’il appelle lui aussi à «ne pas donner une seule voix» à l’extrême droite. «C’est la différence que je fais avec d’autres à gauche : en votant pour moi dès le premier tour, votre bulletin de vote ne sera pas kidnappé et notre main ne tremblera pas, raille Fabien Roussel. Je suis clair là-dessus, j’aimerais bien que tous les autres soient clairs de la même manière. Quand on appelle à un vote utile, ça peut être la double peine : non seulement on ne vote pas pour ses idées, mais en plus on ne sait pas ce que son bulletin deviendra au second tour.»

9h24

Pas de consigne non plus pour Jean-Luc Mélenchon. Mais… Comme en 2017, Jean-Luc Mélenchon ne donnera pas de consigne de vote s’il n’est pas qualifié au second tour. Sur BFMTV, il explique que sa position n’a pas bougé : «J’ai toujours dit qu’on ne donne pas de voix à l’extrême droite.» Une façon d’appeler, sans le dire, à voter pour Emmanuel Macron ou à s’abstenir si l’affiche est la même qu’il y a cinq ans. «Je ne me donne pas un droit que je n’ai pas» et qui «ne fera de toute façon pas l’unanimité», a-t-il expliqué. Avant de se justifier : «Ce n’est pas vraiment une bonne idée pour moi que d’appeler à voter pour des gens que je combats continuellement», reconnaissant des similitudes entre les programmes d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, même si «évidemment ce n’est pas pareil».

9h08

Consignes de vote et avenir ministériel, le «non-non» de Valérie Pécresse. Elle a répondu du tac au tac, sans détour : «Non, et non.» Interrogée ce vendredi matin sur France inter par un auditeur sur la possibilité qu’elle délivre une consigne de vote à l’issue du premier tour, Valérie Pécresse, candidate LR, a rejeté cette éventualité. «Je dirai pour qui je vote mais je ne donnerai jamais de consigne aux Français, ce sont eux qui votent, ils sont libres.» Quant à savoir si elle pourrait envisager de rejoindre le gouvernement en cas de réélection d’Emmanuel Macron, sa réponse est tout aussi limpide : «Non, je ne souhaite pas avoir de responsabilité auprès d’Emmanuel Macron qui fait une politique que je réprouve, qui n’est pas la mienne, qui est défaillante en matière d’autorité et d’immigration». Au cours de l’entretien, Valérie Pécresse a plusieurs fois mis en avant sa capacité à «aller au second tour» : «Il y a un premier tour avant le second ! […] Rien n’est joué, les Français sont libres. Au premier tour, on choisit selon ses convictions.»

8h55

Emmanuel Macron se jure toujours «ni de droite, ni de gauche». Age de départ à la retraite repoussé à 65 ans, RSA soumis à condition, durcissement des procédures d’immigration… Pour beaucoup, le programme du président sortant pour les cinq ans à venir, s’il est réélu, est résolument de droite. Mais Emmanuel Macron reste droit dans ses bottes. Au micro de RTL ce vendredi matin, il a une fois de plus assuré être dans un «projet de dépassement» qui est «ni de droite ni de gauche». Pour lui, il est impossible «de financer notre modèle social si on ne produit pas davantage […] et sans travailler plus longtemps». Exemple de son «en même temps» sur le quinquennat écoulé : «Nous avons créé plus d’un million d’emplois nets : est-ce que c’est de gauche ? Est-ce que c’est de droite ? Moi je pense que réduire le chômage c’est une mesure sociale et en même temps une mesure d’efficacité économique.»

8h40

Jean-Luc Mélenchon ne veut pas rajouter de la division à la division à gauche. Interrogé sur BFMTV au sujet des multiples attaques de ses concurrents directs à gauche – Anne Hidalgo et Yannick Jadot en tête – le candidat de La France insoumise n’a pas souhaité répondre «aux polémiques». Non que l’envie ne lui prenne pas – «j’ai la langue qui me pique car des réponses, je pourrais vous en donner dix qui remettraient les gens à leur place», jure-t-il. Mais Jean-Luc Mélenchon a «le sentiment que nous ne sommes que chaos» et qu’il faut «au contraire chercher à mobiliser». Une réelle volonté d’apaisement, ou le désir de continuer de faire venir chez lui les derniers électeurs de gauche indécis ?

8h09

Emmanuel Macron boucle sa (courte) campagne chez Brut. Après avoir refusé d’être interrogé lors de l’émission Elysée 2022 de France 2 mardi, contrairement aux 11 autres candidats, Emmanuel Macron mise sur les réseaux sociaux et les médias en ligne pour boucler sa (courte) campagne. Il quittera ce vendredi soir, à partir de 19 heures son costume de chef de l’Etat pour enfiler celui de candidat LREM pour une interview sur le plateau de Brut, menée par Rémy Buisine et Thomas Snegaroff. Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron se rend chez Brut. En décembre 2020, il avait déjà choisi ce format en pleine polémique sur les futurs vaccins. A lire aussi : Présidentielle à la télé : TF1 s’offre Macron sur un plateau

7h40

Pour Macron, Le Pen «ment aux gens». Le président-candidat tire à boulets rouges sur sa principale adversaire dans les sondages, notamment sur la dimension sociale qu’on lui prêterait. Dans un entretien avec les lecteurs du Parisien, Emmanuel Macron accuse tout de go Marine Le Pen de «mentir aux gens». La candidate RN «a le programme qui met le plus en danger les petits épargnants et les petites retraites», tance le président sortant. Elle «a un programme social mensonger, parce qu’elle ne le finance pas […]. Quand elle dit :»Je vais augmenter les retraites et dormez braves gens», ce n’est pas vrai», assène-t-il. Et Emmanuel Macron enfonce le clou : si la candidate s’est «banalisée», «ses fondamentaux n’ont pas changé» avec «un programme raciste, qui vise à cliver la société et d’une grande brutalité».

7h36

Encore près d’un tiers de la propagande électorale non distribuée. Jeudi à 16 heures, 69 % de la propagande électorale pour le premier tour de la présidentielle avait été distribué par la Poste. Le ministère de l’Intérieur se veut rassurant et assure que cette distribution «suit son cours normalement et selon le calendrier habituel à chaque élection». Si la distribution des plis est scrutée de près, c’est que lors des élections régionales notamment, elle avait connu des dysfonctionnements importants attribués à l’un des prestataires, Adrexo. Des déboires qui avaient conduit le gouvernement à confier de nouveau toute la distribution des plis électoraux à la Poste.

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