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Attaque au couteau à la préfecture de police de Paris : ce que l’on sait | Le Figaro

Quatre personnes ont été tuées. L’auteur des faits, qui serait un agent administratif de la préfecture, a lui aussi été abattu.

  • Ce qu’il s’est passé

Alors que certains de ses collègues s’apprêtent à sortir pour une pause déjeuner, un homme armé d’un couteau a agressé cinq personnes à la préfecture de police de Paris, ce jeudi «entre 12h30 et 13h», a précisé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner lors d’un point presse devant la préfecture vers 16h45. L’agression a eu lieu dans les locaux de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DR-PP), indique une source policière au Figaro.

Muni d’un couteau de cuisine en céramique, indétectable aux portiques de sécurité, l’assaillant, un agent administratif de la DR-PP, a d’abord poignardé trois personnes qui se trouvaient dans les bureaux de son service : deux policiers et un agent administratif.

Il s’en est ensuite pris, dans un escalier, à deux femmes: une policière de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), l’autre employée à la Direction des ressources humaines (DRH). La première a succombé à ses blessures.

L’assaillant est alors descendu dans la cour du 19 août 1944, la cour centrale de la Préfecture de police. Après lui avoir intimé l’ordre de lâcher son couteau, un policier de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) l’a abattu avec son arme de service. Il a été touché mortellement à la tête.

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  • Le bilan et le profil des victimes

Sur les cinq personnes attaquées, quatre ont été tuées. Elles étaient «fonctionnaires de deux directions de la préfecture de police, la direction du renseignement et la direction de la sécurité de proximité», a indiqué le procureur de Paris Rémy Heitz lors d’un point presse devant la préfecture de police, en fin d’après-midi. Il s’agit de «trois hommes, une femme, trois fonctionnaires de police et un agent administratif», a-t-il ajouté.

Une autre personne a été évacuée «en urgence absolue» vers l’hôpital d’instruction des armées Percy, selon une autre source proche du dossier. L’assaillant a été abattu dans la Cour de la préfecture.

  • Le profil de l’assaillant

Mickaël, âgé de 45 ans, est né à Fort-de-France en 1974 et est présenté comme «sourd et muet». Il s’était converti à l’islam, indique au Figaro une source policière. Cette conversion pourrait dater d’il y a 18 mois, mais cet élément faisait encore jeudi soir l’objet de vérifications des enquêteurs, a précisé une source proche du dossier à l’AFP.

Plusieurs voisins indiquaient, vendredi, que Michaël était converti à l’islam « depuis plus longtemps que 18 mois », « en tout cas qu’il pratiquait depuis longtemps », et fréquentait la mosquée de la Fauconnière, à Gonesse. Un autre voisin, ex-policier de la préfecture de police de Paris, Jean-Paul Mazoyer, témoigne, lui, qu’il voyait Mickaël Harpon le matin très tôt en djellaba se rendre à la mosquée pour prier, accompagné de deux autres personnes.

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L’assaillant avait effectué 16 ans de service au service informatique de la DR-PP, indiquent au Figaro plusieurs sources policières. «Employé de catégorie C» – niveau de responsabilité et de rémunération le plus bas de la fonction publique -, il était employé depuis 2003, a précisé le ministre de l’Intérieur lors du point presse devant la préfecture de police. La catégorie C de la fonction publique correspond aux fonctions d’exécution, nécessitant, pour certains métiers, des qualifications professionnelles spécialisées de type BEP/ CAP.

Selon nos informations, l’agresseur était par ailleurs marié à une femme elle aussi musulmane selon le voisinage, et elle aussi sourde et muette.

» LIRE AUSSI – Attaque à la préfecture de police de Paris : selon un témoignage, le tueur aurait crié « Allah Akbar !» la nuit précédente

«Cet homme est connu dans le service, au service informatique» et «n’a jamais présenté de difficultés comportementales» ni «le moindre signe d’alerte» a indiqué encore Christophe Castaner.

  • L’enquête en cours et les motivations du tueur

La préfecture de police reste extrêmement prudente sur la piste terroriste. Si cette hypothèse n’est pas écartée, la piste d’un différend d’ordre privé était aussi évoquée, sans qu’aucune source officielle ne le confirme. Dans une confusion totale, certains parlaient jeudi d’une «peine de cœur». D’autres affirmaient que l’attaquant, converti à l’islam il y a dix-huit mois, aurait été convoqué par sa responsable pour un entretien visant à savoir pourquoi il ne saluait plus les femmes.

Selon nos informations, une perquisition est toujours en cours au domicile de l’agresseur dans une petite résidence calme de Gonesse (Val d’Oise).

Le procureur de Paris a indiqué avoir «ouvert une enquête, confiée à la Brigade criminelle de la direction régionale de la police judiciaire, des chefs d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, et tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique». Il a confirmé qu’une perquisition était en cours au domicile de l’agresseur et indiqué que «d’autres investigations» seront menées dans les prochaines heures. «C’est bien pour le moment le parquet de Paris qui reste saisi», a-t-il ajouté.

L’épouse de l’assaillant a été placée en garde à vue. Entendue par les enquêteurs, celle-ci a déclaré que son mari aurait eu des visions et entendu des voix la nuit qui a précédé son passage à l’acte, ont appris FranceInfo et BFMTV de sources proches de l’enquête. Toujours selon elle, son mari était alors incohérent. L’épouse de l’assaillant a également indiqué aux enquêteurs que son mari avait le sentiment de ne pas être reconnu par sa hiérarchie à sa juste valeur et n’avait pas eu, selon lui, la progression qu’il méritait, rapporte Franceinfo de source policière.

À Gonesse (Val d’Oise), un habitant – policier lui aussi- qui vit dans la résidence de l’assaillant, a assuré aux enquêteurs que, dans la nuit qui a précédé l’équipée meurtrière, le tueur aurait crié « Allah Akbar !» à deux reprises vers 3-4h du matin.

  • Les réactions des autorités

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui devait se rendre en Turquie, a repoussé son déplacement et s’est rendu sur les lieux. Il était accompagné du secrétaire d’État Laurent Nuñez. Le premier ministre Édouard Philippe est également sur place, indique l’AFP. Le président de la République Emmanuel Macron s’est également rendu sur les lieux du drame pour «témoigner son soutien et sa solidarité à l’ensemble des personnels de la préfecture de police», indique au Figaro une source à l’Élysée. La maire de Paris Anne Hidalgo s’est également rapidement rendue sur place.

Lors du point presse devant la préfecture de police Christophe Castaner a parlé d’un événement d’une «gravité exceptionnelle» et a fait part de son soutien pour les victimes. Il a également eu une pensée pour «l’ensemble des policiers en France qui tous les jours traquent les criminels».

L’Assemblée nationale a observé un «moment de recueillement» debout en ouvrant sa séance de l’après-midi, afin de rendre hommage aux victimes de l’attaque. La garde des Sceaux Nicole Belloubet a pris la parole pour «assurer les victimes et leurs familles de toutes nos pensées» et «dire aux agents et aux fonctionnaires de la préfecture de police qu’ils peuvent être assurés en ces circonstances extrêmement traumatisantes, douloureuses et tragiques de notre soutien le plus total».

Cette agression a eu lieu au lendemain d’une “marche de la colère” des policiers, qui avait rassemblé 27.000 personnes le 2 octobre selon les organisateurs, sur fond de malaise de l’institution, de hausse des suicides et de réforme des retraites.

» LIRE AUSSI – À Paris, le “cri d’alarme” de milliers de policiers en colère

Paris : 4 morts dans une attaque au couteau à la préfecture de police
Cinq policiers ont été attaqués au couteau à la préfecture de police de Paris, ce jeudi 3 octobre à 13h. Quatre sont morts et l’auteur, un agent administratif, a été abattu. Il travaillait à la Direction du renseignement de la préfecture.
guarda i video cliccando il link sotto riportato

Sorgente: Attaque au couteau à la préfecture de police de Paris : ce que l’on sait

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