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Carrefour signe avec Google pour développer le commerce par la voix – Libération

A partir de 2019, les produits de l’enseigne française pourront être commandés via l’assistant vocal intelligent du géant américain, les smartphones et sur son enceinte connectée Google Home. Un partenariat qui suit celui annoncé il y a trois mois entre Amazon et Monoprix.

Les alliances entre géants de la distribution alimentaire et du numérique se multiplient. Après l’alliance surprise d’Amazon et de Monoprix annoncée en mars, c’est au tour de Carrefour de rentrer dans la danse. Ce dernier vient d’annoncer qu’il allait s’associer en France avec Google pour distribuer, à partir de l’an prochain, ses produits via trois canaux numériques : son enceinte connectée Google Home, vendue en France depuis août 2017 au prix de 140 euros, l’assistant Google embarqué sur les smartphones et la plateforme de commerce en ligne Google Shopping, qui bénéficiera d’un relifting dans sa version française pour permettre de gérer des listes de courses et notamment de produits frais.

Une première en termes de technologie, puisque c’est à travers la voix que l’on va donc pouvoir commander chez Carrefour, en s’adressant à son enceinte connectée ou son mobile. Grâce aux outils d’intelligence artificielle de Google, les deux entreprises entendent «créer de nouvelles expériences destinées aux consommateurs» dans un laboratoire commun d’innovation à Paris. «Nous serons l’opérateur pour Google qui ne veut pas gérer d’e-commerce. Nous ne voulons pas, nous, sous-traiter notre activité en ligne», précise Alexandre Bompard, le patron de Carrefour.

Commerce vocal

Pour le distributeur, cette alliance stratégique doit lui permettre d’être présent dans la nouvelle bataille du «commerce vocal» qui s’esquisse à peine. Un marché encore émergent mais qui selon le cabinet en stratégie OC&C pourrait représenter 40 milliards de dollars dans le monde à l’horizon 2022. Il s’agit également pour l’enseigne de refaire son retard dans l’e-commerce avec un objectif de 5 milliards de chiffre d’affaires d’ici à 2022 dans l’e-commerce alimentaire.

Dans la course à qui de Google, Amazon ou Apple proposera le plus d’appareils connectés avec son assistant vocal intelligent, le moteur de recherche revendique 500 millions d’appareils dans le monde accordables à sa technologie. Leader mondial et de très loin des systèmes d’exploitation pour mobile avec Android, Google explique qu’un tiers des utilisateurs de smartphones fonctionnant sous Android ont déjà utilisé l’assistant Google. «45% pour savoir si un produit est en stock et 57% pour savoir si un magasin est ouvert», précise Sébastien Missoffe, le directeur général de Google France.

Alors qu’Amazon vient de lancer son enceinte connectée Echo en France la semaine dernière et qu’Apple qui utilise la technologie maison de reconnaissance vocale Siri proposera son Home Pod dès la semaine prochaine, la concurrence s’intensifie. Orange, qui prépare son assistant vocal Djingo, compte lui aussi être de la partie. «Le rythme s’accélère, car tout le monde est persuadé que ce nouveau mode d’interaction naturelle par la voix peut devenir demain le mode ultime d’interrogation de nos supports connectés, analyse Thomas Husson du cabinet d’études de marché et de conseil Forrester. Certes, seulement 6% des Français ont déjà utilisé un assistant vocal mais il n’y a aucune raison que la France reste à l’écart. Aux Etats-Unis, ce nouvel usage est en train de rentrer dans les mœurs d’homo numericus et on estime que d’ici deux à trois ans, un quart des requêtes de recherche pourraient se faire par ce biais.»

La maîtrise du client

Pour les distributeurs que sont Monoprix ou Carrefour, le risque est cependant de perdre le contact final avec le client. Dans ce nouveau modèle «réintermédié», comme on dit dans le jargon des spécialistes de la distribution en ligne, ce ne sont en effet plus les enseignes traditionnelles qui facturent le consommateur via leur site web ou une application, mais les géants d’Internet qui au passage sont en mesure d’accumuler de précieuses données sur les habitudes alimentaires de leurs usagers. En outre et comme sur n’importe quelle place de marché, les nouveaux intermédiaires que sont Google, Amazon et compagnie prélèvent une commission – fixe ou en fonction du volume de ventes – sur les achats réalisés via leur plateforme.

Google précise d’ailleurs que cet accord avec Carrefour n’aura rien d’exclusif et que d’autres distributeurs alimentaires pourraient rejoindre dans les prochains mois sa plateforme. Outre-Atlantique, le moteur de recherche a déjà noué une alliance avec le géant Walmart afin de distribuer ses millions de références. Une réponse au modèle plus vertical et intégré mis en place par Amazon qui avait mis plusieurs milliards de dollars sur la table en juin 2017 en rachetant le distributeur Whole Foods Market, une enseigne plus haut de gamme réputée pour ses produits bio. Une diversification dans l’alimentaire qu’Amazon expérimente également à travers un nouveau modèle de boutique physique sans caisses baptisé Amazon Go. Son premier point de vente a vu le jour l’an dernier à Seattle, et après un test concluant auprès des propres employés de la multinationale, a été ouvert à l’ensemble du public. Les grandes manœuvres alimentaires des géants du Net ne font que commencer.

Sorgente: Carrefour signe avec Google pour développer le commerce par la voix – Libération

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