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Dans la Ghouta orientale, un jour de plus sous les bombes – Libération

Pour la cinquième journée consécutive, les bombardements du régime se sont poursuivis, jeudi, sur l’enclave tenue par l’opposition à l’est de Damas. Face au carnage, la communauté internationale tente de sortir de l’impasse.

Dans le ciel cotonneux de la Ghouta orientale, les missiles des aviations syrienne et russe continuent de pleuvoir, gros comme des troncs d’arbre. Autour de la zone rebelle, des rampes de lancement montées sur camion tirent des salves de roquettes aux trajectoires chaotiques. Le bilan des bombardements du régime de Damas, qui durent depuis maintenant cinq jours, ne cesse de croître : 46 civils, dont 7 enfants, sont morts ce jeudi, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Depuis le début de l’offensive, dimanche, 403 personnes ont ainsi perdu la vie. «Le régime prétend viser des groupes armés mais en vérité il ne vise que les civils !» s’est insurgé Ahmed Abdelghani, un médecin opérant dans les hôpitaux bombardés de Hammouriyé et Arbine. Devant le charnier qui grandit, la communauté internationale continue de se perdre en circonvolutions.

«L’histoire nous jugera»

D’un côté, des salves de déclarations indignées retentissent dans les grandes instances internationales. «Nous devons arrêter le massacre, car l’histoire nous jugera», a affirmé Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie. Après les condamnations répétées de l’ONU, des Etats-Unis, de la France et de l’Allemagne, un projet de résolution prévoyant une «trêve humanitaire» a été examiné jeudi. Présenté par le Koweït et la Suède au Conseil de sécurité des Nations unies, le texte devrait permettre une évacuation des blessés et une ouverture de la zone à l’aide humanitaire. La violence des assauts a même réussi à réunir les grands rivaux du Golfe (Arabie Saoudite et Emirats arabes unis d’une part, Qatar d’autre part) dans leurs appels à mettre fin à l’hécatombe.

à lire aussi Syrie : la vie dans la Ghouta, sous les bombes

De l’autre, on cherche à noyer le poisson. Au mépris des images et des observateurs de terrain, le régime nie le largage de bombes-barils et le ciblage des civils. Il déclare vouloir mettre fin aux forces de l’opposition, dont les obus ont fait une quinzaine de morts depuis le début du mois. En conférence de presse à Belgrade ce jeudi, Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe, a affirmé avoir proposé «il y a quelques jours» une évacuation des rebelles de la Ghouta orientale, «à la manière dont l’évacuation des combattants et de leurs familles avait été organisée à Alep-Est». L’opposition aurait «catégoriquement refusé cette proposition». Sergueï Lavrov s’est également déclaré ouvert à l’examen du projet de résolution du Conseil de sécurité… à la condition que la trêve ne concerne pas «l’Etat islamique, le Front al-Nosra et ses alliés»! Une promesse en l’air, étant donné la tendance russe à considérer l’ensemble des soldats de l’opposition comme des «terroristes». Une telle annonce, pendant le siège d’Alep, s’était avérée être un moyen de gagner du temps pour avancer sur le terrain. En attendant que ce dissonant concert des nations s’accorde, la boucherie continue. «Jour après jour, nous enterrons nos morts comme les fourmis entassent les graines pour l’hiver», écrit un jeune habitant de la Ghouta dans un poème posté sur sa page Facebook.

Sorgente: Dans la Ghouta orientale, un jour de plus sous les bombes – Libération

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