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Fallait-il renoncer à publier Céline ? – Libération

Faut-il publier les pamphlets racistes de l’auteur ? Pour l’essayiste Gisèle Berkman, chaque mot des textes de Céline est un appel au meurtre. Comment alors imaginer en offrir une lecture «sereine» ? Le philosophe René Lévy estime, au contraire, qu’il ne faut pas cacher la face immonde de Céline.

Après des semaines de polémiques, Antoine Gallimard a décidé de renoncer provisoirement à la réédition des textes antisémites de Céline. «Au nom de ma liberté d’éditeur et de ma sensibilité à mon époque, je suspends ce projet, jugeant que les conditions méthodologiques et mémorielles ne sont pas réunies pour l’envisager sereinement», a-t-il déclaré le 11 janvier. L’affaire n’est pas close pour autant. La maison d’édition finira peut-être par publier l’auteur si les conditions lui semblent réunies et les mêmes questions pourront à l’avenir se poser à propos d’autres écrivains. Alors, faut-il publier les pamphlets racistes de Céline Bagatelles pour un massacre, les Beaux Draps ou l’Ecole des cadavres ? Pour l’essayiste Gisèle Berkman, chaque mot des textes de Céline est un appel au meurtre. Comment alors imaginer en offrir une lecture «sereine», même avec un appareillage critique, en pleine résurgence de l’antisémitisme ? Le philosophe René Lévy estime, au contraire, qu’il ne faut pas cacher la face immonde de Céline. Ce serait faire passer l’action d’un homme (ses écrits antisémites comme ses agissements) pour l’œuvre d’un auteur.

Gisèle Berkman, essayiste, ancienne directrice de programme au Collège international de philosophie :

Ne pas donner à relire ces mots quand ressurgit l’antisémitisme

Au terme d’un véritable combat médiatique, les éditions Gallimard semblent avoir perdu la partie. Le communiqué d’Antoine Gallimard, annonçant à l’AFP que l’édition des pamphlets de Céline était ajournée, peut apparaître comme un aveu d’échec. On peut toutefois supposer que Gallimard considère avoir perdu une bataille, mais pas la guerre. Qu’il suspend, mais ne renonce pas, la nuance est de taille. Et qu’il s’agit là d’une stratégie dilatoire, destinée à laisser les passions se calmer. Comme si, malgré les salves des tribunes et des mises au point, rien, au fond, n’avait été entendu.

A lire ici Ne pas donner à relire ces mots quand ressurgit l’antisémitisme

René Lévy, philosophe et directeur de l’institut d’études lévinassiennes :

Il ne faut pas cacher la saloperie de l’écrivain

L’œuvre de l’homme, ses textes racistes comme ses actes, est édifiante et doit être rendue publique. A ne célébrer que l’auteur, on tresse à l’homme des lauriers.

A lire ici Republication de Céline : il ne faut pas cacher la saloperie de l’écrivain

Sorgente: Fallait-il renoncer à publier Céline ? – Libération

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