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« Pourquoi Johnny Hallyday, c’était la France » lemonde.fr

lemonde.fr – « Pourquoi Johnny Hallyday, c’était la France »Pour le sociologue Jean-Louis Fabiani, si le chanteur a pu être près de soixante ans au sommet, c’est parce qu’il a su transformer son propos au fil du temps pour épouser les changements culturels majeurs de l’époque. – Par Jean-Louis Fabiani (Membre de l’Institute for Advanced Study 2017-2018 (Princeton))

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Tribune. Le journal USA Today a décrit un jour Johnny Hallyday comme « la plus grande rockstar dont vous n’avez jamais entendu parler ». La réputation du chanteur est en effet restée limitée à la France et, très secondairement, au monde francophone.

La personnalité du « French Elvis » intrigue outre-Atlantique. Bien que son image en France ait été indissolublement liée à une forme d’américanité, il reste incompréhensible en dehors de la culture française, qu’il a fini par incarner.

Les débuts de Johnny sont contemporains de l’avènement de la VRépublique, au point le plus haut des « trente glorieuses ».
Chanteur de la prospérité retrouvée après la frugalité de l’après-guerre et les tensions du conflit algérien, Johnny est le primus inter pares de la génération des yéyés, une révolte gentille qui ne met pas en question l’ordre établi, mais signe l’entrée de la jeunesse dans l’univers de la consommation. Au moment où la jeunesse devient un marché

Le succès de l’émission « Salut les copains » sur Europe 1, suivi de celui du magazine du même nom, est l’indice de ce que les journalistes appellent la « montée des jeunes ».

Sous ce terme vague se cachent de significatives transformations sociales : la jeunesse est désormais un marché, à défaut d’être une vraie catégorie sociale. 57 % des garçons adolescents de sexe masculin lisent alors le magazine Salut les copains, et à peu près autant de filles sont lectrices de Mademoiselle Age tendre, son contrepoint féminin.

L’apparition d’une jeunesse autonome est évidemment en partie une illusion, mais l’idée a une grande puissance de conviction. Elle s’appuie sur des changements objectifs, par exemple dans les dépenses d’habillement et de loisir des teenagers. Les modèles d’autorité ont été affectés par le changement de taille des familles consécutif au baby-boom. L’urbanisation a accru le nombre de jeunes exposés… continue

Sorgente: « Pourquoi Johnny Hallyday, c’était la France »

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