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Les douze travaux de Dara Khosrowshahi, le nouveau patron d’Uber | Silicon 2.0 | lemonde.fr

lemonde.fr – Les douze travaux de Dara Khosrowshahi, le nouveau patron d’Uber par Jérôme Marin

Dara Khosrowshahi prend le volant d’Uber. Mardi 5 septembre, le nouveau directeur général de la plateforme américaine de voitures avec chauffeurs entre officiellement en fonction.

Il succède à Travis Kalanick, l’emblématique co-fondateur de la société qui avait été poussé à la démission fin juin par plusieurs investisseurs mécontents après une multitude d’affaires et de polémiques.

La mission de l’ancien patron du site de réservation Expedia s’annonce difficile. Revue de détail des principaux défis qui devra relever.

INSUFFLER UNE NOUVELLE CULTURE D’ENTREPRISE

En février, Susan Fowler, une ancienne ingénieure d’Uber, a déclenché une tempête en racontant comment la direction a systématiquement ignoré ses plaintes pour harcèlement sexuel. D’autres polémiques ont depuis confirmé une culture d’entreprise défaillante.

M. Khosrowshahi devra corriger ce problème, notamment en appliquant les recommandations d’un rapport réalisé par un cabinet d’avocats. Cela prendra du temps: des chefs d’équipes s’opposent déjà aux changements proposés par la nouvelle DRH.

S’ENTOURER D’UNE NOUVELLE ÉQUIPE DIRIGEANTE

Directeur opérationnel, directeur financier, directeur marketing, directeur de l’ingénierie, directeur de la communication… Les postes à pourvoir ne manquent pas au sein de l’équipe dirigeante d’Uber, décimée ces derniers mois par de nombreux départs.

Autant de postes que M. Khosrowshahi devra pourvoir. Mais cette mission a davantage des allures d’opportunité. Le nouveau directeur général va en effet pouvoir s’entourer de responsables qu’il a aura personnellement choisis et qui adhéreront à son projet.

Dara Khosrowshahi, le patron d’Expedia, nommé à la tête d’Uber

CONTRÔLER TRAVIS KALANICK

S’il va pouvoir façonner la direction, M. Khosrowshahi devra composer avec M. Kalanick, qui continue de siéger au sein de Conseil d’administration de l’entreprise. Malgré les polémiques, le co-fondateur d’Uber dispose encore de soutiens. En outre, il va bientôt nommer deux administrateurs supplémentaires.

Son influence, voire sa possible ingérence, a été l’une des questions centrales du processus de sélection du nouveau patron. Selon la presse américaine, M. Kalanick espère toujours retrouver un rôle opérationnel.

RAMENER LE CALME AU SEIN DU CONSEIL

Le sort de M. Kalanick a également déclenché une guerre ouverte au sein du Conseil d’administration. Sous l’impulsion de Benchmark, une partie des investisseurs souhaitent tourner définitivement la page et réclament son départ total.

Début août, le fonds a par ailleurs lancé une procédure judiciaire contre l’ancien patron, l’accusant notamment d’avoir caché sa mauvaise gestion aux administrateurs. D’autres investisseurs demandent désormais à Benchmark de céder une partie de ses actions et de quitter le Conseil.

REGAGNER DES PARTS DE MARCHÉ AUX ETATS-UNIS

Si Uber reste toujours leader aux Etats-Unis, sa part de marché ne cesse de reculer depuis le début d’année, au profit de son grand rival Lyft: de 84% en janvier, elle est tombée cet été sous les 75%, selon le cabinet de recherche Second Research.

La multiplication des affaires a terni son image de marque auprès du grand public, alimentant une campagne de boycott. La concurrence de Lyft, qui a levé 600 millions de dollars en avril, est problématique car elle oblige Uber à subventionner son activité.

STOPPER L’HÉMORRAGIE EN ASIE

Après avoir dépensé plus deux milliards de dollars en Chine, Uber a a jeté l’éponge en 2016, cédant ses activités chinoises à son concurrent Didi Chuxing en échange d’une prise de participation. En Inde, la société américaine est dominée par Ola. Et par le malaisien Grab en Asie du Sud-Est.

La situation pourrait encore empirer: Grab vient de lever deux milliards de dollars, apportés par le conglomérat Internet japonais Softbank et par Didi. Des stratégies identiques à celle menée en Chine sont envisageables.

TROUVER LE CHEMIN DE LA RENTABILITÉ

L’an passé, Uber a perdu près de trois milliards de dollars. Un chiffre qui ne prend pas en compte la rémunération en actions des employés, un important poste de dépenses. M. Khosrowshahi assure que sa priorité sera d’abord de « payer les factures ». Autrement dit, de devenir rentable.

L’équation est délicate car la société subventionne encore son activité dans de nombreux pays, où le prix payé par ses clients est inférieur à la somme versée aux chauffeurs. Uber investit aussi massivement dans d’autres projets, comme la voiture autonome.

CONCEVOIR UNE VOITURE AUTONOME

Parti en retard, Uber tente désormais de rattraper son retard dans la conception d’une voiture sans chauffeur. Contrairement à Lyft, qui s’est associé avec Google et General Motors, le groupe n’a pas noué de partenariat d’envergure. Cela signifie qu’il doit supporter l’intégralité des coûts de recherche et développement.

Un changement de stratégie n’est pas à écarter. L’arrivée annoncée des taxis robots représente un enjeu capital. « C’est existentiel pour nous, assurait l’an passé M. Kalanick. Sinon nous perdrons toute notre activité ».

GÉRER LA PLAINTE DE WAYMO

Dans le domaine de la voiture autonome, M. Khosrowshahi hérite d’un autre défi: la plainte déposée par Waymo, la filiale de Google, pour vol de technologies. Cette procédure fait suite au rachat de la start-up Otto, fondée par un ancien de Google qui est parti avec des milliers de documents confidentiels.

Jusqu’à présent, Uber a opté pour une stratégie d’obstruction systématique, plusieurs fois dénoncée par le juge en charge de l’affaire. Faute d’accord à l’amiable, un procès se tiendra en octobre.

DÉFINIR LA DIVERSIFICATION

Dans la vision de M. Kalanick, Uber ne doit pas se limiter au simple transport de passagers, mais a aussi vocation à changer l’ensemble de la logistique. La société a donc lancé plusieurs services de livraison.

Et plus récemment, une plate-forme destinée aux chauffeurs routiers. M. Khosrowshahi a déjà indiqué qu’il souhaitait, dans un premier temps, se focaliser sur le cœur de métier d’Uber. Il devra donc faire le tri dans ces projets annexes, quite à tirer un trait sur les grandes ambitions de son prédécesseur.

Uber a perdu près de trois milliards de dollars en 2016

PRÉPARER UNE INTRODUCTION EN BOURSE

Contrairement à M. Kalanick, qui souhaitait repousser l’échéance le plus tard possible, M. Khosrowshahi a déjà ouvert la voie à une introduction en Bourse d’Uber, en 2019 ou en 2020. Mais beaucoup d’obstacles restent encore à franchir, car il faudra justifier une valorisation d’au moins 68 milliards de dollars.

A défaut d’être rentable, l’entreprise devra avoir fortement réduit ses pertes. Elle devra également avoir résolu ses différends avec les autorités, notamment en Europe, et réalisé d’importants progrès dans le développement de la voiture autonome.

Sorgente: Les douze travaux de Dara Khosrowshahi, le nouveau patron d’Uber | Silicon 2.0

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