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Extrême droite allemande : un leader de l’AfD fait l’apologie de l’armée nazie – Libération

liberation.fr – Révisionnisme – Extrême droite allemande : un leader de l’AfD fait l’apologie de l’armée nazie. Dans une vidéo datée du 2 septembre mais diffusée depuis jeudi soir dans les médias, le co-leader d’Alternative pour l’Allemagne pour les législatives du 24 septembre, Alexander Gauland, nella foto, vante les mérites de la Wehrmacht. Par Johanna Luyssen, correspondante à Berlin  

ndr – è ormai un fenomeno globale, le cose non vanno bene e si riappellano all’idea fascista dell’uomo forte e a politiche xenofobe e contro i diritti della persona e dei lavoratori tipical delle destre e dei movimenti nazi-fascisti … dimenticando in primis che sono loro stessi che hanno crato queste crisi: di nazionalità, di cittadinanza di profughi e migranti e i conflitti che stanno dissanguando risorse e popoli dal Venezuela al medio-oriente… In Italia dicono spesso: “sistava meglio quando si stava peggio” sig! – uboot96

De nombreux observateurs estiment que la campagne allemande pour les législatives, avec son suspense tout relatif (Merkel devrait être élue pour la quatrième fois) et ses débats policés et consensuels (beaucoup de spectateurs se sont fossilisés d’ennui devant le duel télévisé Merkel-Schulz du 3 septembre) est morne comme un jour sans pain.

Mais c’est compter sans les gesticulations continuelles du parti d’extrême droite national-populiste Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui, tous les jours ou presque, défraie la chronique avec une phrase choc ou des propos outranciers. Dernière provocation en date, et pas des moindres, celle de son vice-président et co-tête de liste pour les élections Alexander Gauland, 76 ans. Le sujet ? Hautement sensible, puisqu’il s’agit de la Wehrmacht.

Une vidéo le montre en effet en train de vanter les mérites de l’armée nazie durant la guerre. «Si les Français ont le droit d’être fiers de leur empereur [Napoléon] et les Britanniques de l’amiral Nelson et de Churchill, alors nous avons le droit d’être fiers des performances des soldats allemands durant la Seconde Guerre mondiale», a-t-il dit lors d’un meeting électoral de l’AfD le 2 septembre – la vidéo n’a été diffusée dans les médias allemands qu’à partir de jeudi soir.

Comme on peut s’y attendre, l’émotion est vive en Allemagne. Le ministre fédéral de la Justice, Heiko Maas, a réagi sur Twitter, en diffusant une photo d’un camp de concentration : «Nous ne devons jamais oublier les crimes que l’Allemagne a commis. Cette responsabilité que nous endossons nous rend forts.»

Wir dürfen niemals vergessen, welche Verbrechen Deutschland begangen hat. Dafür Verantwortung zu übernehmen, macht uns stark.

Gauland s’était déjà distingué à la fin du mois d’août en disant de la secrétaire d’Etat allemande à l’Intégration, Aydan Özoguz, qu’on devrait pouvoir «s’en débarrasser en Anatolie». Pour ces propos, il pourrait être inculpé pour «incitation à la haine». Mais c’est la première fois qu’il aborde ainsi l’histoire du IIIe Reich, par le biais révisionniste.

Un autre membre du parti, bien connu pour ses positions pangermanistes, l’avait cependant fait avant lui. Björn Hörg, président de la fédération du Thuringe et du groupe AfD au Landtag, avait déclaré à Dresde en janvier, évoquant le mémorial de l’Holocauste à Berlin : «Nous, les Allemands, […] sommes le seul peuple au monde à avoir implanté un mémorial de la honte au cœur de sa capitale. [L’Allemagne devrait pratiquer] un virage à 180 degrés pour ce qui concerne la mémoire.» Sous le coup d’une procédure d’exclusion du parti, il avait dû présenter ses excuses ; cependant, de nombreux partisans de l’AfD étaient hostiles à son exclusion.

Dans un entretien au Spiegel publié jeudi, le vice-chancelier et chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel (SPD), a déclaré : «Si l’AfD devait effectivement entrer au Bundestag, ce serait la première fois depuis soixante-dix ans qu’il y aurait des nazis au Parlement.» Les sondages actuels, qui créditent le parti d’environ 10% des voix, lui donnent raison

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