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Les cent jours de Macron, c’est pas la fête – Libération

liberation.fr – Les cent jours de Macron, c’est pas la fête. Lécher, lâcher, lyncher. Sur la machine à laver de la République, le cycle est de plus en plus court. Par Matthieu Ecoiffier

Macron n’y a pas échappé. Le bilan des cent jours, ce week-end du 15 août. Un marronnier journalistique planté par Roosevelt en 1933 dans une allocution radiodiffusée : le président américain faisait en fait référence aux cent premiers jours de la session du Congrès, et non à ses propres débuts. C’est depuis un examen de passage incontournable.

«Je ne crois pas aux cent jours», avait habilement prévenu l’interessé dans le JDD avant d’être élu, tout en faisant la leçon à ses prédecesseurs.

«Les derniers présidents ont construit les conditions de leurs échecs dans les premières semaines à cause de l’outrance, du déni du réel ou de la procrastination» avait-il taclé, ciblant Sarkozy, Chirac et Hollande. Et promettant de profiter de ces débuts pour «jeter des bases perennes».

C’est dire si ce président, qui se veut cent pieds au-dessus de la mêlée, décidant de tout mais responsable de rien, était attendu au tournant. C’est donc sa fête.

Cent jours, six lois au forceps, pas mal de couacs (APL, crédits militaires, affaires, impéritie à l’Assemblée…). Et une cote de popularité en berne – encore plus basse que celle de François Hollande à la même époque – malgré une bonne image à l’international.

Un bilan en demi-teinte analysent les experts qui ont lu les sondages. Leurs résultats ne sont guère surprenants.

Macron a bénéficié dès le premier tour du vote utile de gauche et de droite contre le FN : le voilà revenu au véritable étiage d’En marche. Que le raz-de-marée aux legislatives, avec leur scrutin majoritaire en trompe l’œil, n’aura pas dissimulé bien longtemps.

Que reste-t-il après cent petits jours de cet œucuménisme de novice, de cette union parfois sincère des bonnes volontés de gauche et de droite, de ce dépassement des clivages ?

A lire, écouter, regarder les médias qui répugnent à changer de grille de lecture : rien ou pas grand chose. Lécher, lâcher, lyncher. Sur la machine à laver de la République, le cycle est de plus en plus court.

Lois adoptées, promesses non tenues, ratés : bilan des 100 premiers jours de Macron

Voilà donc le manager de la start-up nation sèchement et justement rappelé au réel, avec ces premiers résultats trimestriels décevants. Mais liminaires. En tout cas pas suffisants pour disqualifier sa tentative de porter l’aspiration au progrès économique, à la justice sociale et à la transition écologique largement partagée dans la société française.

C’est que Macron et ses marcheurs ne sont pas encore entrés dans le dur. It’s the economy stupid !

C’est bien aux résultats concrets de la réforme du code du travail censée in fine créer de l’investissement et des emplois, ainsi qu’ à sa capacité d’entraîner une relance dans la zone euro que le nouveau chef de l’Etat sera jugé.

Comme l’est Angela Merkel. En piste pour un quatrième mandat, la chancellière allemande domine largement son rival social-démocrate.

En juin, l’Allemagne a dégagé un excédent de 21,2 milliards d’euros, selon l’institut statistique Destatis.

Sur le même mois, la France a connu un déficit de 4,7 milliards d’euros, selon les chiffres des Douanes. Mais elle a créé 91 700 postes supplémentaires au deuxième trimestre dans le privé.

Une hausse de 0,5 %, du jamais vu depuis 2011. Un progrès à mettre au crédit de… Hollande. Pas de Macron.

USA:  Claire Underwood, crépusculaire

Libération

Sorgente: Les cent jours de Macron, c’est pas la fête – Libération

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