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Ce qu’il faut retenir du sommet du G20 – Libération

Annoncé périlleux, le sommet du G20 a tenu ses promesses : il a entériné les divergences sur le climat avec Donald Trump, accouché d’un compromis a minima sur le commerce, dans un contexte de violentes manifestations. 

Climat : 19 contre 1

Le communiqué final samedi a pris acte de la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris de lutte contre le réchauffement climatique et de leur isolement sur la question : tous les autres pays considèrent que cet accord liant depuis fin 2015 la quasi-totalité de la planète est «irréversible».

Mais, à l’arraché, Washington a réussi à faire intégrer une phrase validant sa volonté de faire cavalier seul et de développer un usage «plus propre» des énergies fossiles, à contre-courant de l’objectif d’une économie moins gourmande en carbone.

Emmanuel Macron a de son côté déclaré qu’il «espérait» encore «convaincre»son homologue de revenir sur sa décision. Il a par ailleurs annoncé qu’il allait réunir le 12 décembre un nouveau sommet sur la lutte contre le réchauffement climatique, deux ans après l’accord de Paris, à l’issue de la COP21.

Compromis sur le commerce

Sur ce point très attendu, au vu de la ligne protectionniste affichée par Donald Trump dès sa campagne électorale, le G20 a accouché d’un compromis de façade entre libre-échange et régulation.

Le G20 a réaffirmé son engagement à lutter contre le protectionnisme, un point loin d’être acquis au départ, mais reconnaît aux pays le droit à l’usage d’«instruments légitimes de défense commerciale».

Cette formule évasive autorise toutes les interprétations, allant des seules mesures antidumping à la protection des industries nationales envisagée par Washington pour la sidérurgie et l’aluminium.

Trump-Poutine

Très attendu au vu du ton vindicatif de Donald Trump jeudi envers Moscou, le premier face-à-face vendredi entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine a duré deux heures quinze.

Syrie, Ukraine, accusations d’ingérence russe dans l’élection américaine : ils ont eu une explication de texte sur nombre de sujets qui empoisonnent les relations entre la Russie et les Etats-Unis.

Leurs échanges ont été «très vigoureux» mais ont révélé «une alchimie positive», a assuré le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson. Selon Moscou, Donald Trump a fini par «accepter» les dénégations russes sur les accusations de sabotage en coulisse de la campagne d’Hillary Clinton pendant la présidentielle américaine.

Vladimir Poutine, de son côté, s’est montré confiant sur une relance de la relation russo-américaine après l’entretien, jugeant son homologue «très différent» de ce qu’on peut en percevoir à la «télévision».

Il a par ailleurs a estimé que les Etats-Unis étaient devenus «plus pragmatiques» sur le dossier syrien. «Il y a une compréhension (mutuelle) que si on unit les efforts, nous pourrons faire beaucoup», a-t-il déclaré.

Sur la Corée du Nord

Donald Trump a dit samedi à son homologue chinois Xi Jinping qu’il était temps désormais de «faire quelque chose» pour régler la crise nord-coréenne. «Cela prendra peut-être plus de temps que je le souhaiterais, cela pourrait prendre plus de temps que vous le souhaitez mais nous aurons une solution ou une autre au bout du compte», a ajouté le chef de l’Etat américain.

La crise sur le programme nucléaire nord-coréen s’est accrue avec la récent tir de missile balistique intercontinental (ICBM), qui s’est abîmé en mer de Japon. Les Etats-Unis reprochent à la Chine de ne pas assez faire pression sur la Corée du Nord, notamment en restant son principal partenaire commercial. En retour, Pékin demande à Washington de cesser ses exercices militaires avec la Corée du Sud pour faire baisser la tension.

Violences

Selon le dernier bilan, 213 policiers ont été blessés et 143 personnes interpellées entre jeudi soir et samedi, tandis que le nombre de manifestants blessés n’est pas encore connu avec précision.

Les échauffourées entre police et protestataires, les voitures incendiées, les pillages et les barricades ont à la fois perturbé à la marge l’organisation du sommet, éclipsé les vastes manifestations pacifiques et écorné l’image de l’Allemagne.

Dans un éditorial au vitriol, le quotidien Bild, fait porter samedi la responsabilité de la «débâcle» à la chancelière, l’accusant d’avoir «échoué» en ce qui concerne le maintien de l’ordre public, depuis les premiers heurts.

Sorgente: Ce qu’il faut retenir du sommet du G20 – Libération

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