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Afroféminisme, quelles identités? – Libération

Suite à la controverse sur le festival Nyansapo, l’essayiste Martine Storti et la présidente de l’association Black History Month réagissent.

A la fin du mois de juillet se tiendra à Paris le festival Nyansapo, organisé par le collectif Mwasi, dans lequel des espaces de discussion seront réservés aux femmes noires. En deux tweets et beaucoup d’approximations, la maire de Paris, Anne Hidalgo, et la Licra ont repris un peu vite les protestations lancées par un site d’extrême droite, Fdesouche.fr

Pour l’universitaire Maboula Soumahoro, la France doit aborder la question du racisme de front, quand elle l’évite depuis trop longtemps. «La race est une fiction qui, une fois inscrite dans les corps, détermine les rapports sociaux, politiques et économiques. Nier cela constitue une violence et cette violence n’a que trop duré», estime-t-elle. L’essayiste Martine Storti rappelle que dans les années 70, le féminisme est passé par l’exclusion des hommes des débats et que déjà, il se préoccupait des droits des femmes noires. Elle redoute aujourd’hui les temps d’assignations et de manipulations identitaires.

De souche / pas de souche, Blancs / non-Blancs… stop ! par Martine Storti

La polémique sur l’organisation du festival afroféministe Nyansapo en juillet résume les assignations identitaires du moment.

Je reçois un mail de Libération me proposant de réagir à «la polémique à propos du festival afroféministe Nyansapo». Merci, c’est gentil, j’accepte. Et quelques minutes plus tard, la lucidité m’ayant gagnée, je prends conscience du pétrin dans lequel je me suis fourrée. C’est, en effet, typiquement le genre d’affaire où il n’y a que des coups à prendre, quelle que soit la position énoncée.

Vais-je dire que ces «femmes et personnes assignées femmes, noires et métisses africaines et afro-descendantes» (je reprends les termes qui figurent sur le site du collectif afroféministe Mwasi organisateur du festival en question) ont bien le droit de se réunir entre elles ? Après tout, n’est-ce pas ce que le MLF a fait pendant des années et après lui de très nombreux groupes féministes, même s’il ne s’agissait alors que d’un entre-femmes où la couleur de peau n’entrait pas en compte ? Lire la suite de l’article

 

Bas les masques ! par Maboula Soumahoro

La controverse sur le festival Nyansapo révèle l’existence d’une «charge raciale» qui pèse sur les femmes non blanches, tout comme il existe une «charge mentale» pour désigner les normes patriarcales dans la vie d’un couple.

Le festival Nyansapo, organisé par le collectif afroféministe Mwasi, aura bien lieu à Paris du 28 au 30 juillet. N’en déplaise aux hordes de tous bords qui se sont déchaînées dans la presse et sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

Mwasi a jeté un pavé dans la mare. Mwasi a brisé le silence et mis un terme à l’impunité en désignant à haute voix les fonctionnements du système inique dans lequel nous évoluons. Dans un geste politique fort, les membres du collectif afroféministe ont décrété qu’elles auraient la paix. Pour cela, elles puisent dans la longue histoire des luttes sociales, inconnue de toutes les personnes faisant preuve d’une ignorance patente ou d’un privilège réel quoique masqué. Elles se réuniront pour discuter et agir sans avoir à démontrer, prouver, ou se justifier de quelque manière. Si cela avait été possible dans d’autres espaces, dans des espaces mixtes, les besoins ne se seraient pas fait entendre de la sorte. Le festival fournira des espaces bienveillants qui permettront de se décharger racialement. Lire l’article dans son intégralité

Sorgente: Afroféminisme, quelles identités? – Libération

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