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A Berlin, Hamon veut se retrouver du poids – Libération

liberation.fr – A Berlin, Hamon veut se retrouver du poids. Après Fillon et Macron, le candidat PS est le troisième candidat reçu par la chancelière Angela Merkel. Il affichera ensuite ses «convergences» avec le social-démocrate, Martin Schulz. Par Lilian Alemagna

Respirer l’air européen pour retrouver un peu d’oxygène en France. Après Lisbonne et Bruxelles, Benoît Hamon est à Berlin ce mardi avec ses propositions pour «refonder l’Union» : «traité de démocratisation de la gouvernance économique de la zone euro», Europe de l’Energie, Europe de la Défense.

Et après les avoir déposées la semaine dernière sur le bureau du patron de la Commission Jean-Claude Juncker, le candidat socialiste les remettra à la chancelière Angela Merkel et au patron du parti frère du PS – le SPD – Martin Schulz.

«L’objectif est de faire le point sur les accords et les désaccords que nous avons sur l’avenir de l’UE», explique l’eurodéputée Isabelle Thomas, membre, avec son homologue Pervenche Bérès, de la petite délégation qui accompagnera Hamon dans la capitale allemande.

«On veut aller dire à Angela Merkel qui si on continue avec ce que fait la droite allemande en Europe, ça va exploser», ajoute Guillaume Balas, lui aussi député européen et chargé du projet du candidat.

Visite en débat

A la peine dans les intentions de vote, ce voyage est surtout l’occasion pour Hamon d’affirmer qu’il a encore du poids. La preuve? Il a le droit, comme François Fillon en janvier et Emmanuel Macron plus récemment, d’être reçu par la chancelière allemande. En temps normal, Merkel – patronne des chrétiens – démocrates allemands (CDU), alliés à LR sur la scène européenne – n’aurait dû recevoir que François Fillon.

En 2012, François Hollande n’avait eu droit à une rencontre qu’au lendemain de son élection. Merkel avait alors fait campagne publiquement pour Nicolas Sarkozy, s’affichant même avec lui lors d’une interview télévisée. Changement de pied pour cette année : après Fillon, la chancelière a reçu Macron il y a dix jours.

Son porte-parole expliquant alors que la chancelière recevrait «tous les candidats qui le souhaitent», à l’exception de Marine Le Pen. Donc Hamon compris, même s’il est proche de son adversaire pour les législatives du 24 septembre, Martin Schulz (SPD).

Cette visite chez Merkel a fait débat dans l’entourage Hamon. D’abord parce qu’en se rendant à la chancellerie, le socialiste offre un angle d’attaque aux soutiens de Jean-Luc Mélenchon, très durs à l’égard de la politique allemande en Europe.

«Nous ne pensons pas, au contraire de Jean-Luc Mélenchon, qu’il ne faille parler à personne quand on veut réorienter l’Europe, se défend Balas. Il faut poser les débats. Il n’est pas possible de rester dans une bulle franco-française.»

«Discussion ne vaut pas soumission, ajoute Mathieu Hanotin, codirecteur de campagne. Nous ne sommes pas dans un acte d’allégeance. On sait que nous aurons des désaccords mais elle est aussi une dirigeante politique – nous l’avons saluée et nous allons continuer à le faire – qui a été exemplaire dans l’accueil des réfugiés.» Hamon bouclera d’ailleurs son déplacement avec la visite d’un centre d’hébergement.

«Sigmar Gabriel, c’est le Valls du SPD !»

Avant de confirmer la visite chez Merkel, il fallait aussi avoir le feu vert des sociaux-démocrates allemands. «On ne pouvait pas y aller sans l’accord de Schulz, explique-t-on dans l’entourage de Hamon. Je ne suis pas sûr qu’il ait été très content. C’est peut-être pour ça qu’il a mis un peu de temps à nous répondre…» L’idée est aussi de mettre en scène des désaccords avec la représentante des conservateurs européens et d’afficher des «convergences» avec celui qui pourrait, fin septembre, la détrôner.

L’occasion aussi de remettre un peu d’ordre dans la famille sociaux-démocrate franco-allemande depuis que le vice-chancelier, Sigmar Gabriel, passant le témoin de la direction du SPD à Schulz, avait rendu hommage à… Macron. «Avec Emmanuel Macron président et Martin Schulz chancelier, imaginez-vous tout ce que nous pourrons changer dans cette Europe!» avait-il lancé lors du congrès du SPD à Berlin quand, le même jour, Hamon prononçait son discours de Bercy. Il n’en fallait pas plus pour que la conclusion, à Paris, soit : «Le SPD soutient Macron…»

«C’est une méconnaissance totale de l’évolution du SPD, s’agace Isabelle Thomas. Si Gabriel n’est pas à la place de Schulz [candidat à la chancellerie et patron du SPD, ndlr], c’est qu’il y a une raison! C’est le Valls du SPD! Ce n’est pas lui, le patron!» Même si Schulz n’est pas le plus à gauche des sociaux-démocrates allemands, Hamon compte bien, comme il l’avait fait au Portugal, trouver à Berlin un exemple de ce qu’il rêve de construire en France : une alliance entre sociaux-démocrates, gauche radicale et écologiste.

«Ce n’est pas un hasard si Schulz a décidé de mettre sur pied une alliance avec Die Linke», rappelle Isabelle Thomas. Une orientation qui a permis au SPD de retrouver de l’air dans les enquêtes d’opinion et permis à Hamon de gagner la primaire… avant, lui, d’être lâché par une partie des siens.

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