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Proche-Orient: un sursaut très diplomatique pour la paix – Libération

Plus de soixante-dix pays participent ce week-end à Paris à la Conférence pour la Paix au Proche-Orient. Mais cette initiative de la France soutenue par Washington se heurte à l’absence des Israéliens qui a entraîné celle des Palestiniens.

Plus de soixante-dix pays, dont une trentaine de ministres des Affaires étrangères, participent ce week-end à Paris à la Conférence pour la Paix au Proche-Orient. Ils étaient une trentaine le 3 juin dernier pour le premier volet de cette initiative lancée par la France pour «réaffirmer qu’une solution négociée des deux Etats, Israël et Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité, est le seul moyen de parvenir à une paix durable». Cette affluence est en soi une indication, fait-on valoir au Quai d’Orsay, de la «dynamique favorable créée» pour de nouvelles négociations entre Israéliens et Palestiniens.

Il est vrai que le conflit israélo-palestinien est revenu en force dans l’agenda international ces dernières semaines, après des années de négligence due à des priorités régionales bien plus explosives. Le sursaut tardif du président Obama sur ce dossier, abandonné dès son premier mandat, a été déterminant pour relancer l’intérêt sur la question. En renonçant à poser leur veto au Conseil de sécurité, comme ils le font habituellement, les Etats-Unis ont permis l’adoption, le 23 décembre, d’une résolution condamnant la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens.

Quelques jours après, John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, a exposé «la vision de l’administration Obama» sur le processus de paix au Proche-Orient. Comme un document pour l’histoire, il en a énuméré «six grands principes», reprenant les fondamentaux de la solution: un retour aux frontières de juin 1967 et l’établissement de deux Etats pour deux peuples. John Kerry sera à Paris ce dimanche pour rappeler ses «paramètres». L’occasion aussi d’un adieu à ses pairs, moins d’une semaine avant de quitter ses fonctions.

«L’initiative française a créé un vrai effet d’entraînement, observe Salman Elherfi, ambassadeur de Palestine en France. Depuis son lancement, tout le monde s’est précipité pour reprendre le dossier : le Quartet pour le Proche-Orient, l’ONU, les Russes et d’autres ont cherché chacun à avancer des propositions».

 Suivi des débats via SMS

La diplomatie française est récompensée pour sa mobilisation sur une question dont Jean-Marc Ayrault vient de souligner «l’urgence». Dans une tribune publiée à la fois dans le Monde et dans le quotidien israélien Haaretz, à la veille de la Conférence de Paris, le ministre des Affaires étrangères met en avant son engagement personnel pour une paix «qui ne peut pas attendre». Pourtant, «il ne s’agit pas d’imposer la paix». «La France n’a jamais eu pour prétention d’en dicter les contours aux uns et aux autres», insiste le ministre des Affaires étrangères. Un message qui s’adresse en priorité aux Israéliens, qui rejettent en bloc l’initiative française depuis son lancement. Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, est allé jusqu’à accuser le Quai d’Orsay d’ourdir une «affaire Dreyfus moderne» à travers l’organisation de cette conférence.

Par son refus de participer, le gouvernement Nétanyahou, même s’il s’est isolé, a contribué à faire de l’événement de Paris un bel exercice de diplomatie symbolique. Notamment parce qu’il a entraîné l’absence des Palestiniens aux réunions. Le Premier ministre israélien a également décliné l’invitation que lui a adressée François Hollande en même temps qu’à Mahmoud Abbas. Le Président de l’Autorité palestinienne, qui avait accepté de se déplacer, a alors été persuadé par l’Elysée de renoncer à sa visite, ou de la reporter à plus tard. Absents autour de la table où tout le monde discute de leur sort, Palestiniens et Israéliens tentaient de suivre ce samedi les débats grâce aux SMS que leur adressaient des diplomates amis respectifs.

«Le plus important serait que la Conférence de Paris sorte avec un calendrier de négociations et un groupe de suivi international», espérait encore Salman Alherfi à la veille de la rencontre. Rien moins sûr si l’on en croit le projet de déclaration finale négocié point par point samedi par les diplomates. Et qui devrait être entériné par leurs ministres dimanche.

Hala Kodmani

Sorgente: Proche-Orient: un sursaut très diplomatique pour la paix – Libération

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