Pages Navigation Menu

il contenitore dell'informazione e della controinformazione

.

Primaire à gauche : Hamon ciblé, et Valls épargné – Libération

Manuel Valls, Sylvia Pinel et Vincent Peillon lors du troisième débat de la primaire du PS et de ses alliés le 19 janvier 2017. AFP

liberation.fr/ – Primaire à gauche : Hamon ciblé, et Valls épargné. Plus engagé, le troisième débat de la primaire de la Belle Alliance populaire a de nouveau donné lieu à de longs échanges sur la faisabilité de la mesure phare de Benoît Hamon : le revenu universel.Par Grégoire Biseau  

Comme pour la primaire à droite, ce troisième débat fut le meilleur. Plus rythmé, engagé, et beaucoup plus concret aussi dans ses propositions. Les candidats n’ont cette fois plus hésité à s’interpeller, surtout dans la première partie de l’émission. Ce fut discipliné mais vif. Et tous ou presque avait la même cible : Benoît Hamon. Pour chacun, il était urgent de stopper la dynamique de fin de campagne du député des Yvelines.

Et donc de tenter de décrédibiliser sa mesure phare, son revenu universel. L’affaire fut pliée à la fin de la première heure du débat. Et il y a fort à parier que ce petit moment de vérité télévisée aura une influence sur l’issue incertaine, et probablement serrée, du scrutin de dimanche.

A lire aussi : notre direct du débat 

La question de la dette publique a donc été l’occasion de la principale passe d’armes. Celle que tous attendaient. D’un seul coup, le débat des sept candidats s’est transformé en un match de «deux contre cinq». Avec un Benoît Hamon tout à coup lesté d’un allié (Jean-Luc Bennahmias), dont il se serait bien passé. Haro donc sur le revenu universel et ses 300 ou même 400 milliards d’euros. Avec le même argument décliné sur plusieurs tonalités : une mesure irresponsable, car non faisable, puisque non financée.

«Des mesures à crédit pour faire perdre le crédit à la gauche», commence Valls. «J’en ai assez d’une gauche qui fait des promesses qu’elle ne pourra pas tenir une fois arrivée au gouvernement», poursuit Vincent Peillon. «Pour financer les 300 milliards d’euros, attaque enfin Montebourg, on prend d’abord aux riches, et c’est finalement un coup de bambou fiscal pour les classes moyennes et populaires». Dans un soupir d’agacement, Hamon sort de sa réserve et répond à son ancien allié Montebourg: «Tu n’as pas le droit, pas ça». Comme si le coup était en dessous de la ceinture.

Hamon, Montebourg, Peillon, Valls… leur bilan du troisième débat

Manuel Valls avait beaucoup à perdre

Benoît Hamon se défend, se débat. Il n’éclaire pas comment il financera demain son revenu universel pour tous. Mais il insiste sur sa première tranche qui concernera dès 2017 d’abord les titulaires du RSA et les jeunes. Et rappelle que celle-ci ne coûtera «que» 45 milliards d’euros, soit «le montant du pacte de responsabilité», cette politique de baisse de charges des entreprises. Hamon est sur la défensive.

Mais il tient. Impossible de dire s’il en sort affaibli ou renforcé, puisque personne ne sait si, dimanche, les électeurs voudront choisir le candidat d’une gauche pour après-demain ou celui d’une gauche à même de gagner dès cette année face à la droite. La réponse à cette inconnue sera une des clés du scrutin de dimanche.

Avec une fin de campagne, poussive, sans élan, émaillée d’incidents, Manuel Valls avait beaucoup à perdre dans ce débat. Il l’a plutôt réussi. Lors du premier round, il s’était retrouvé dans la position inconfortable du seul contre tous : sur la loi travail, sur la déchéance de nationalité, la question migratoire, ou encore le bilan de François Hollande… Cette fois, il a tâché de ne jamais se retrouver isolé. Sur la dette, sur le protectionnisme, et même sur la question des peines alternatives à la prison, il a réussi à se trouver des alliés.Quitte à surligner les points d’accord ou à tirer des traits d’union parfois un peu forcés. «Tout le monde est d’accord, et d’ailleurs la mesure est dans mon programme», s’est-il même permis après le débat sur les questions de justice, comme s’il voulait gommer à tout prix les différences entre eux. Et il y a mis du sien.

Donnant du «Arnaud», «Benoît», «Vincent», tentant même quelques traits d’humour. C’était son objectif : convaincre qu’il n’est pas assis à la droite de ses adversaires, mais qu’il est central. Et que demain, il sera en mesure de rassembler. Ardu. Jeudi soir, il a marqué quelques points.

Libération

Sorgente: Primaire à gauche : Hamon ciblé, et Valls épargné – Libération

Spread the love
  •  
  •   
  •   
  •   
  •   
  •  
  •  
468 ad
< >

Leave a Comment

Il tuo indirizzo email non sarà pubblicato. I campi obbligatori sono contrassegnati *

Questo sito usa Akismet per ridurre lo spam. Scopri come i tuoi dati vengono elaborati.

adwersing