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La Trump Tower, symbole du Trump power – Libération

foto – Donald Trump dans l’ascenseur de la Trump Tower le 13 janvier. Photo Drew Angerer. AFP

liberation.fr – La Trump Tower, symbole du Trump power. La tour du président milliardaire des Etats-Unis a été au cœur de la période de transition, qui s’achève ce vendredi avec son intronisation à la Maison Blanche. Ambiance. Par Frédéric Autran, correspondant à New York

En ces premiers jours de janvier, le froid glacial qui règne sur Manhattan a visiblement eu raison des manifestants anti-Trump. Dans les semaines qui ont suivi l’élection, ils ont arpenté – parfois par centaines – les trottoirs en face de la Trump Tower, brandissant des pancartes «Not my president» («Pas mon président»). Ce vendredi 20 janvier, après avoir prêté serment sur les marches du Capitole, le magnat de l’immobilier deviendra pourtant le président de tous les Américains. Une prise de fonction que Donald Trump a préparée jusqu’au bout dans son luxueux gratte-ciel de la prestigieuse 5avenue.

L’immeuble de 58 étages, à deux pâtés de maison de Central Park, est la citadelle du milliardaire, une sorte de naviral amiral en plein cœur de la ville où il bâtit son empire. Depuis plus de trente ans, la Trump Tower joue un rôle à part dans la vie de son propriétaire : «J’y vis, j’y ai élevé ma famille et j’y travaille», résume-t-il sur son site internet. Donald Trump y a aussi lancé et façonné sa campagne présidentielle, la plus ébouriffante de l’histoire politique américaine.

Devant la Trump Tower le 18 décembre.

Devant la Trump Tower le 18 décembre. Photo Kena Betancur. AFP

«Vandalisme esthétique»

Pour accéder à la tour, désormais placée sous haute protection, il faut passer ses affaires dans une machine à rayons X, comme dans un aéroport. On pénètre ensuite dans l’univers Trump, clinquant et kitsch : ascenseurs et escalators dorés, rampes en cuivre tape-à-l’œil, miroirs par dizaines. Du Breccia Pernice, un marbre rose à veines blanches venu du nord de l’Italie, orne les sols et les murs de l’immense Atrium. «Quand je vois tout ça, je me demande comment les gens peuvent douter des talents d’homme d’affaires de Trump», dit Matt Blair, en montrant du doigt la verrière qui se dresse une trentaine de mètres plus haut.

Ce père de famille texan, casquette «Make America Great Again» (le slogan de Trump) sur la tête, est en vacances à New York avec ses deux fils adolescents. Entre des visites à Ground Zero, Times Square et l’Empire State Building, il a tenu à faire un détour par la Trump Tower. «A mes yeux, cette tour symbolise le succès et l’ambition de l’homme que nous avons élu président. Vous vous rendez compte, il n’avait que trente ans lorsqu’il l’a construite !» s’enthousiasme Matt Blair.

Donald Trump avait en fait 33 ans, précisément, lors du début des travaux en 1979. A l’époque déjà, le jeune loup de l’immobilier, ambitieux et impatient, suscite la controverse. Pour bâtir le gratte-ciel de ses rêves, il rachète un immeuble art déco qui abrite un célèbre grand magasin, le Bonwit Teller. Avant la démolition, le Metropolitan Museum manifeste son intérêt pour récupérer des bas-reliefs ornant la façade. Trump donne initialement son accord mais change d’avis lorsqu’il réalise que le retrait méticuleux des sculptures risque de retarder les travaux d’une dizaine de jours. Il ordonne à ses ouvriers de tout détruire, au grand dam du musée et des spécialistes d’architecture. Le New York Times dénonce à l’époque le «vandalisme esthétique» de Donald Trump.

Tel un roi dans son chateau

Quatre ans plus tard, la Trump Tower est achevée, avec ses 202 mètres et sa façade vitrée en escaliers qui permet de multiplier le nombre de fenêtres. Les étages inférieurs hébergent des bureaux, dont ceux de l’empire familial Trump. La partie supérieure de la tour compte 256 appartements, dont le triplex de 3 000 mètres carrés où le milliardaire réside avec sa femme Melania et leur fils Barron. Décorée de façon extrêmement kitsch, avec fresques et statues mythologiques, colonnes de marbres, moulures et mobilier doré, la résidence se veut une ode à l’opulence et à la toute-puissance du milliardaire.

Depuis sa victoire à la présidentielle, c’est ici, au 721 Fifth Avenue, que Donald Trump a passé l’essentiel de son temps. Tel un roi dans son château, il y reçut courtisans, conseillers, membres de son futur cabinet, hommes d’affaires et personnalités. Un ballet incessant scruté de près par les journalistes agglutinés dans le hall, face à l’entrée des ascenseurs. Ces derniers jours, les milliardaires français Bernard Arnault (patron de LVMH) et chinois Jack Ma (fondateur du site Alibaba) ont par exemple été reçus par Donald Trump. En novembre, il avait accueilli le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, et Nigel Farage, le porte-étendard du Brexit. L’acteur Leonardo Di Caprio, lui, est venu début décembre, en toute discrétion, pour parler du climat avec Donald Trump et sa fille Ivanka. Pour échapper aux caméras, la star hollywoodienne a sans doute emprunté une entrée privée, qui donne sur la 56e rue et permet aux résidents qui le souhaitent de contourner le cirque médiatique.

Donald Trump aux côtés de Nigel Farage le 12 novembre dans la Trump Tower.

Donald Trump aux côtés de Nigel Farage le 12 novembre dans la Trump Tower. Photo Andy Wigmore. AFP

Trump café

Outre les journalistes, de nombreux touristes américains et étrangers défilent dans le lobby de la Trump Tower, où tout est à l’effigie du milliardaire. Les visiteurs peuvent siroter une boisson chaude au Trump Cafe ou un cocktail au Trump Bar, déjeuner au Trump Grill ou manger une glace au Trump’s Ice Cream Parlor. Les fans du futur président peuvent aussi s’offrir un tee-shirt, une casquette, un parfum (les deux fragrances Trump se nomment modestement Empire et Success) ou un bijou dessiné par Ivanka. En vertu d’un accord conclu avec la mairie de New York lors de la construction de l’immeuble, le lobby est considéré comme un espace public, qui doit obligatoirement être accessible à tous de 8 heures à 22 heures. Pour le Secret Service, chargé de protéger le président-élu et sa famille, cela complique les opérations de sécurisation, déjà délicates à mettre en place en plein cœur de Manhattan.

Des touristes dans la Trump Tower le 16 décembre.

Des touristes dans la Trump Tower le 16 décembre. Photo Spencer Platt. AFP

Outre l’installation de barrières métalliques et la fermeture à la circulation de la 56e rue, le survol de la Trump Tower a été interdit, forçant notamment les avions de ligne utilisant l’aéroport de LaGuardia à modifier leur route. Les boutiques alentour – en majorité des enseignes de luxe comme Gucci, Armani, Tiffany’s ou Prada – font grise mine, et ont perdu une partie de leur clientèle, rebutée par l’imposant dispositif de sécurité, les difficultés de circulation ou d’éventuelles manifestations. Le casse-tête pourrait durer plusieurs années car Donald Trump a déjà prévenu qu’il comptait revenir régulièrement dans son triplex de Manhattan. Sa femme Melania et leur fils Barron, eux, ont décidé de rester vivre dans la Trump Tower au moins jusqu’à la fin de l’année scolaire.

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