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Loi travail: la mobilisation faiblit mais se poursuit – Libération

liberation.fr – Loi travail: la mobilisation faiblit mais se poursuit. Quelque 64 000 personnes ont manifesté un peu partout en France, dont 15 000 à Paris. Par Elsa Maudet , Amandine Cailhol et Marine Giraud

Les manifestants arrivent par petits groupes. Il est 14 heures, place de la Bastile, à Paris, le défilé syndical – qui réunira près de 15 000 personnes selon les autorités (64 000 dans toute la France)-, va bientôt s’élancer vers la place d’Italie. Cette nouvelle journée d’opposition au projet de loi travail mobilise un peu moins de monde que les fois précédentes, mais les participants entendent tenir jusqu’au retrait du texte.

«La stratégie de la peur adoptée par le pouvoir fonctionne, estime Matthieu, de la CGT cheminots de Versailles. Et puis on est fatigués.» Même constat d’un militant de l’Unef: «On est moins nombreux, c’est les vacances scolaires et la répression policière en a démotivé certains.»

Pour accéder à la manifestation, il faut effectivement montrer patte blanche : 2 500 policiers et gendarmes ont été mobilisés. Le périmètre est verrouillé, les sacs vérifiés en amont. «Ils feraient mieux d’utiliser cette police pour arrêter les casseurs ou contrôler les visas pour le Panama à la frontière Suisse», raille Matthieu.

A ses côtés, Caroline approuve : «Ils ont suffisamment de personnel pour nous fouiller et n’en avaient soi disant pas assez avant pour les casseurs.» «C’est Fort Knox ici, on est presque plus fouillés qu’à l’entrée des fanzones et des stades», abonde Pierre Laurent, numéro 1 du PCF.

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Assis au centre de la place, Guillaume, 35 ans, est en train de manger ses maquereaux en conserve, à côté de sa pancarte: «On manifeste où on veut, quand on veut, enfoirés.» Lui veut «donner l’exemple, montrer qu’on peut manifester pacifiquement».

Il craint pour l’avenir des 35 heures et ce n’est pas son syndicat qui le rassure. L’homme est adhérent à la CFDT, centrale qui soutient ouvertement la réforme du code du travail. «Je pense que je vais quitter la CFDT, et que je n’irai dans aucun syndicat», lâche-t-il.

Dans le cortège le mot d’ordre ne varie pas : il faut retirer la loi travail, ou tout le moins son article 2, qui pose le principe de l’inversion de la hiérarchie des normes. Florence, salariée de la Sécurité sociale et syndiquée chez FO, illustre le mécontentement par sa situation personnelle : «A la Sécu, on a deux jours de repos consécutifs, dont le dimanche.

Aujourd’hui je ne travaille pas le week-end, mais demain, il peut y avoir un accord pour que je puisse venir travailler le samedi. Ce que les assurés sociaux veulent, c’est être correctement remboursés, pas être reçus le samedi.»

Matthieu, de la CGT cheminots de Versailles, abonde : «L’article 2 est insupportable parce qu’il conduira à ce qu’il y ait un code du travail par boîte, alors que toutes les générations précédentes se sont battues pour avoir un socle commun, le plus protecteur possible.»

Lui arrive à suivre le rythme de la mobilisation grâce à une caisse de grève, et entend bien continuer à se battre, ne serait-ce que par respect pour les salariés trop précaires pour tenir. «Ils veulent remettre en cause tout l’édifice des relations sociales, on ne peut pas l’accepter, et notre détermination est intacte», assure François Livartowski, de la fédération CGT des services publics.

Appel. Contre la mise en cage du droit de manifester

Deux heures plus tard, en tête de cortège, les esprits s’échauffent. Des projectiles volent en direction des forces de l’ordre, des grenades lacrymogènes retentissent, le gaz fait couler les yeux et le nez. Au milieu du tumulte, Lisa, 18 ans, t-shirt sur le visage et lunettes de piscine sur le front, s’énerve contre ce gouvernement qui «n’écoute pas son peuple»: «On ne peut pas se permettre, en tant que jeunes, proches d’être sur le marché du travail, d’avoir une loi comme ça.»

Mais comme d’autres autour d’elle, son engagement dépasse le seul projet de loi. «Le gouvernement utilise la force policière et l’état d’urgence pour justifier le fait qu’on soit comme dans un zoo, ça le fait rire.» 

Selon la préfecteure de police, 30 personnes seront interpellées en marge du cortège, dont 27 sur les points de filtrage.

Libération

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