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Référendum en Italie : Matteo Renzi annonce sa démission – Libération

liberation.fr – Référendum en Italie : Matteo Renzi annonce sa démission.   Le président du Conseil italien a été spectaculairement mis à la casse cette nuit à l’issue du référendum sur la réforme constitutionnelle.  –  Par Eric Jozsef, Rome, de notre correspondant  

Alors qu’il avait mis tout son poids dans la bataille pour faire adopter un texte réduisant drastiquement les pouvoirs du Sénat, il a été sèchement désavoué. Près de 60% des Italiens ont dit «non» à la réforme et exprimé, à travers ce rejet de la modification institutionnelle proposée, une défiance envers le premier ministre.

Moins d’une heure et demie après la clôture des bureaux de vote, le Florentin a pris acte de la claque politique : «Mon expérience de chef de gouvernement s’arrête là», a-t-il lâché reconnaissant que «le non a gagné de manière extraordinairement nette […] nous avons donné aux Italiens l’opportunité de changer les choses à travers une proposition simple et claire.

Nous n’y sommes pas parvenus. J’assume toute la responsabilité de la défaite. J’ai perdu et je le dis à voix haute même si c’est avec la gorge serrée», a-t-il ajouté visiblement ému sans se départir de son franc-parler qui avait contribué à son succès quand en fin 2013 il avait pris d’assaut le parti démocrate en promettant de mettre au rancart la vieille classe politique : «Je voulais éliminer les trop nombreux fauteuils de la politique italienne, ceux du Sénat, des conseils provinciaux etc. Je n’ai pas réussi, en conséquence le premier fauteuil qui saute c’est le mien. Demain après midi [aujourd’hui, ndlr], je réunirai le conseil des ministres puis je monterai au Quirinal pour remettre ma démission au président de la République».

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Sans doute, Matteo Renzi n’avait pas trop le choix. D’une part parce qu’il s’y était engagé il y a quelques mois. Mais aussi parce que le revers est particulièrement cinglant; il sanctionne à la fois sa personne et sa politique. Malgré les promesses de transformer le pays en quelques mois et en dépit d’une liste de réformes adoptées, l’Italie est encore embourbée dans la crise économique et le chômage, notamment dans le Mezzogiorno. Et ce n’est pas un hasard si dans les régions de Campanie et de Sardaigne, le «non» atteint les 70%.

De manière plus politique, plusieurs éditorialistes de la presse italienne notaient que «le vent de droite qui a soufflé en Europe et aux Etats-Unis ces derniers mois, vient de s’abattre sur l’Italie».

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Davantage que la minorité du parti démocrate, plusieurs syndicats et la gauche radicale qui militaient pour le «non» au référendum, c’est la Ligue du Nord, un Silvio Berlusconi requinqué par le scrutin et le Mouvement Cinq étoiles (M5S) qui apparaissent comme les grands vainqueurs de la consultation. Les responsables du parti anti-système fondé par Beppe Grillo ont d’ailleurs réclamé hier la dissolution rapide du Parlement et la convocation d’élections législatives anticipées alors que la formation de l’ex-humoriste continue de croître dans les sondages (environ 30% des électeurs) et gagnerait tant contre la gauche que la droite en cas de ballottage.

«Aujourd’hui, c’est l’arrogance au pouvoir qui a perdu» a proclamé Luigi Di Maio le jeune vice-président de la Chambre des députés et probable candidat du Mouvement aux prochaines élections assurant «à partir de demain, nous serons au travail pour créer le programme et l’équipe du futur gouvernement 5 étoiles». Cette perspective inquiète la plupart des autres forces politiques qui n’excluent pas la formation d’un gouvernement provisoire le temps de doter notamment le pays d’une nouvelle loi électorale.

Ce qui est sûr c’est que l’Italie replonge dans une période d’incertitude. Même Matteo Renzi n’a pas livré totalement quelles étaient ses intentions pour le futur. S’il a annoncé sa démission du gouvernement, il n’a pas dit s’il avait l’intention, à 41 ans de quitter la politique. Pour l’heure, il reste le secrétaire national du parti démocrate et pourrait donc, en tant que leader du premier parti italien, continuer à peser dans le jeu politique national. En a-t-il encore envie ? la minorité au sein du parti va-t-elle chercher et réussir à lui faire payer son échec au référendum ?

L’instabilité politique pourrait en tout cas avoir des répercussions sur le plan économique avec des mouvements spéculatifs sur les marchés. Plusieurs établissements bancaires italiens sont très fragiles et l’endettement public du pays reste colossal.

Libération

Sorgente: Référendum en Italie : Matteo Renzi annonce sa démission – Libération

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