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Après le retrait de Hollande, qui est candidat à gauche ? – Libération

Manuel Valls et Arnaud Montebourg, le 12 mai 2014 à Faverges. Photo Philippe Desmazes. AFP

iberation.fr – Après le retrait de Hollande, qui est candidat à gauche ?  – Par Laure Equy et Sylvain Mouillard 

De Montebourg à Mélenchon, en passant par Macron et Valls, tour d’horizon des nombreuses candidatures déclarées et de celles qui pourraient encore l’être.

Hollande renonce et tout est dépeuplé ? Pas vraiment. Alors que le président de la République vient de déclarer qu’il ne briguerait pas un second mandat, les candidats à sa succession se pressent. Il y a ceux qui concourent dans le cadre de la primaire de la «Belle Alliance populaire». Et ceux qui grillent résolument cette étape. Et celui qui n’attendait que l’annonce du chef de l’Etat pour se lancer. Le point.

Ils sont sûrs d’y aller

Au centre

Emmanuel Macron. L’ancien ministre de l’Economie s’est mis «en marche» le 16 novembre en annonçant sa candidature à Bobigny. «J’ai pu mesurer ces derniers mois ce qu’il en coûte de refuser les règles obsolètes et claniques d’un système politique qui est devenu le principal obstacle de la transformation de notre pays», avait affirmé Macron.

Sa déclaration est tout sauf une surprise : depuis sa sortie du gouvernement, Emmanuel Macron multiplie les meetings et les rencontres. A Bobigny, il a prévenu son monde : «L’enjeu n’est pas de rassembler la gauche ou la droite, c’est de rassembler les Français.»

Sylvia Pinel. Elle squeeze sans vergogne la case «primaire» alors que sa formation, le Parti radical de gauche, bien loti au gouvernement (avec trois ministres), était l’un des derniers alliés de l’exécutif. Même si la quadra, elle-même ancienne ministre et inconnue du grand public, ne pèse pas grand-chose, sa toute récente candidature fragilise encore un peu plus la primaire censée rassembler à gauche. Pinel dit qu’en fonction du candidat socialiste, elle pourrait se retirer de la course. Qu’en est-il puisque plus François Hollande n’est plus dans la course ?

A gauche de la gauche

Jean-Luc Mélenchon. C’est l’un des premiers à s’être déclaré. Sur TF1, au mois de février, le fondateur du Parti de gauche a indiqué se lancer dans une nouvelle campagne, après celle de 2012, où il était arrivé en quatrième position au premier tour, avec 11% des voix. «Je propose ma candidature pour la présidentielle de 2017.

C’est une occasion formidable de dénoncer les liens qui nous paralysent aujourd’hui», avait martelé Mélenchon, souhaitant se lancer dans l’aventure sans parti ni primaire. Il a reçu en novembre le soutien des militants communistes. Le PCF ne présentera donc pas de candidat officiel à la présidentielle de 2017.

Nathalie Arthaud et Philippe Poutou. Déjà de la partie en 2012, les têtes d’affiche de Lutte ouvrière et du Nouveau Parti anticapitaliste seront de nouveau candidats.

Chez les écologistes

Yannick Jadot. Lui qui plaidait au printemps pour une grande primaire de la gauche portera les couleurs des écologistes en rupture avec l’exécutif, après sa victoire à la primaire d’Europe Ecologie-les Verts. Il a déjà prévenu qu’il ne nouera «pas d’alliance» avec le PS : «L’écologie doit, aujourd’hui, prouver que les solutions que nous portons sont les bonnes solutions pour la France.»

Autour du Parti socialiste

La primaire de la gauche aura lieu au mois de janvier et plusieurs personnalités se sont d’ores et déjà déclarées.

Gérard Filoche. Membre de l’aile gauche du PS, l’ancien inspecteur du travail est candidat à la primaire, qu’il aurait souhaitée plus large, en y intégrant notamment les communistes. Contempteur de la loi travail et d’un gouvernement qu’il juge en pleine dérive droitière, Filoche se veut «le candidat des petites retraites et des petits salaires».

Benoît Hamon. L’ancien ministre parti du gouvernement en 2014 s’est déclaré en août. Député frondeur des Yvelines, il sillonne la France pour parler emploi, vivre-ensemble et revenu universel.

Marie-Noëlle Lienemann. Dans un entretien à Libération, la sénatrice socialiste sortait le lance-flammes pour faire le bilan du quinquennat Hollande. «Ce sont surtout des réformes libérales, donc faites à contretemps. Regardons le bilan : la France n’exporte pas davantage, le chômage n’a pas vraiment baissé. Les inégalités ne se sont pas réduites et la société française n’est ni plus confiante ni plus optimiste…» En cas de candidature de Manuel Valls à la primaire, elle a appelé ses camarades de l’aile gauche du PS à se rassembler pour lui faire barrage.

Arnaud Montebourg. Pour l’ex-ministre de l’Economie, viré du gouvernement Valls fin août 2014, la primaire à gauche est désormais «l’outil du rassemblement», «la seule arme qui […] permet de sauver la gauche» et surtout «un outil de libération des Français». Parmi ses propositions, des mesures de «protection» en Europe face aux «excès de la mondialisation». Il prône une «taxe carbone aux frontières» de l’UE ou encore la fin de la directive sur les travailleurs détachés.

François de Rugy. Parti d’EE-LV il y a un an, le député nantais qui plaidait pour continuer le partenariat avec les socialistes, a fondé son (tout) petit parti, Ecologistes! Récemment, il trouvait «assez logique» que Valls, qui «a une autre façon de faire, de gouverner, des idées à faire valoir, qui l’a plutôt mise en veilleuse depuis qu’il est Premier ministre par loyauté avec le Président» envisage de se présenter.

Jean-Luc Bennahmias. Sur le minicréneau du centre gauche écolo, il y a embouteillage : l’ex-Vert et ex-Modem, Jean-Luc Bennahmias, qui représente l’Union des démocrates et des écologistes (UDE), a lui aussi prévu de participer à la primaire.

Pierre Larrouturou. Il est le dernier candidat déclaré à la primaire de janvier. Le cofondateur de Nouvelle Donne a formulé quelques propositions au Parisien : «Sauver le climat en proposant un plan Marshall de 1 000 milliards, au niveau européen, c’est possible. Changer l’Europe, en redémarrant avec neuf ou dix pays et en se donnant deux ans pour avoir de nouveaux traités, c’est possible.»

Dans les starting-blocks

Manuel Valls. C’est une question d’heures ou de jours. Le Premier ministre, qui depuis trois semaines pressait Hollande de questions sur ses intentions, pourrait se déclarer vendredi ou samedi à la convention de la Belle Alliance populaire, Porte de la Villette à Paris. Dans un entretien au Journal du dimanche le 27 novembre, le Premier ministre synthétisait les raisons pour lesquelles, selon lui, François Hollande ne pouvait pas briguer de nouveau mandat, et faisant, en creux, son propre éloge.

«Toute candidature doit intégrer le rapport avec les Français, avec la gauche et avec notre famille politique, disait-il. Toute candidature qui ferait fi de ces trois dimensions apparaîtrait bancale ou fragile. Me concernant, j’intègre en permanence ces trois éléments.»

Et si c’était elles ?

Ségolène Royal. L’hypothèse, avancée à la Une du JDD le 23 octobre, a fait sourire l’intéressée : «On cherche quelqu’un pour se sacrifier, il faut que la situation soit vraiment désespérée pour que ceux qui m’ont combattue me redécouvrent.» L’idée, selon le JDD, serait de lancer l’ancienne candidate de 2007 pour limiter au maximum les dégâts lors du prochain scrutin.

Christiane Taubira. «A l’aide ! C’est toute la gauche qui vous réclame, Madame Taubira !» Ainsi commence la pétition, signée par 70 000 personnes, demandant à l’ancienne ministre de la Justice de se lancer dans la course à l’Elysée. Taubira ne s’est jamais exprimée sur le sujet, mais à gauche, ils sont nombreux à être séduits par l’idée, comme le racontait Libération en octobre.

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