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La «génération Fillon» aux anges – Libération

Chez les supporters de François Fillon, au bar le Dauphine dans le VIIe arrondissement de Paris. Photo Boris Allin pour Libération

La «génération Fillon» aux anges Par Sylvain Mouillard 

Ses supporters ne se déclarent pas surpris et estiment le résultat parfaitement logique.

Ils constituent l’avant-garde éclairée du fillonisme. Ils ont ont compris, il y a un an, deux ans, que François Fillon était «l’homme de la situation». Le candidat qu’il fallait à la droite pour gagner l’élection présidentielle de 2017, fort de son «expérience» et sa «capacité à être dans l’action, pas la communication».

Réunis au bar la Dauphine, dans le VIIe arrondissement de Paris, à quelques pas du QG de campagne de l’ancien Premier ministre, ses partisans peuvent exulter.

Il est 20h45 et le petit écran de télévision branché sur BFM TV vient de confirmer la «tendance» qu’ils percevaient tous dans leurs discussions depuis quelques semaines. François Fillon est en tête du premier tour de la primaire de la droite et du centre. Et pas qu’un peu : selon les premières indications, il devance Alain Juppé et Nicolas Sarkozy de plus de 15 points.

«On a gagné, on a gagné !», scande la foule, avant d’entonner un «Fillon président !» pendant quelques secondes. Mais ceux qui veulent «casser la baraque», comme leur guide, sont de nature prudente. Après quelques secondes d’euphorie, David, enseignant à Sciences-Po et «conseiller d’un grand PDG français», tempère : «Ce n’est pas encore gagné.

C’est bien parti, mais…» Au zinc, on ironise sur la «boucherie» subie par Bruno Le Maire (3%) et sur l’élimination de Nicolas Sarkozy, qui voyait en son Fillon de Premier ministre un «collaborateur».

Pour Olivier, chef d’entreprise dans la banque de 44 ans, c’est le programme économique de son champion qui a convaincu les électeurs. «C’est plus radical, dit-il. Il veut baisser le nombre de fonctionnaires, mettre un terme aux 35 heures, libéraliser le marché du travail.» Pour lui, ce premier tour s’est transformé en «référendum anti-Sarko», un candidat qui «n’a apporté aucune idée nouvelle au débat». Cherif, agent de footballeur de 26 ans, s’emballe. Il se voit comme un membre de la «génération François Fillon», celle qui veut «des sacrifices pour que le pays puisse se développer».

Malgré les sondages peu flatteurs, qui plaçaient il y a quelques mois encore son protégé à 10% d’intentions de vote, il savait, au fond de lui, que son Sarthois sûr finirait par se révéler. «Lors des débats télévisés, il a proposé des solutions et est resté au-dessus de la mêlée.»

«Il est marié, avec des enfants. Sa femme le tient, c’est important.»

Mariela est venue avec son mari Patrick et ses deux enfants, drapeau bleu-blanc-rouge à la main. Elle voit en Fillon un «espoir pour renouveler la France», ce pays dont l’image s’est tellement «dégradée». Pour preuve, Mariela voit même des gens «fouiller dans les poubelles à Saint-Germain-en-Laye». L’auxiliaire de vie scolaire pense que François Fillon a de «l’expérience», mais surtout des valeurs solides. «Il est marié, avec des enfants.

Sa femme le tient, c’est important.» Parmi les propositions de l’ancien locataire de Matignon, elle retient surtout sa défense de l’uniforme à l’école, du statut de la famille et de la laïcité. Les suggestions en matière économique, elle laisse ça à son mari. «Mais il travaille dans la banque et il est d’accord, donc ça va.»

L’intéressé, prénommé Patrick, salue «l’audace» de son poulain, qui n’hésitera pas, selon lui, à défendre un «biais souverainiste dans sa politique étrangère» et à militer pour «le droit de chaque enfant à avoir un père et une mère». Pour lui, cette «remuntada» à la sauce sarthoise n’est «pas une surprise». «Il savait que la campagne débuterait en octobre, pas avant.»

C’est le point clé des arguments des Fillonistes. Leur candidat a su rester «au-dessus de la mêlée», préférant «présenter son programme plutôt que de réagir aux sondages ou aux polémiques quotidiennes», ne jouant pas à la girouette comme Nicolas Sarkozy. «Son opportunisme a été sanctionné», se félicite Alexandre, ingénieur de 26 ans. A contraire, «en deux ans, le programme de Fillon n’a pas bougé», salue Gatien, banquier de 27 ans.

Qui y voit un sillon à creuser au cours des prochains mois : «C’est ce qui a fait sa force, il faut rester sur ce qui a été défini.»

Sorgente: La «génération Fillon» aux anges – Libération

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